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La nuit tombe, les ombres se faufilent
comme une armée clandestine à l'affût.
Ses courbes fantomatiques ressemblent à un reptile.
S'enlacent, langoureuses semblables à des filles de petite vertu.
Elles enchaînent, drôlesses des grimaces narquoises.
Les belligérantes noctambules tracent des lignes brisées.
Des lambeaux de nuages les couvrent d'un voile ardoise.
Elles se retrouvent captives, accablées.
Plein de murmures ouatés dévorent la nuit.
Dans le lointain, une cloche assourdie tinte.
Les oiseaux engourdis ont regagné leurs nids.
Les frondaisons refoulent leurs plaintes
Une flaque d'eau miroir, renvoie des arabesques métamorphosées.
A nouveau, elles projettent des courbes satiriques.
Dans des soubresauts, elles traquent, endiablées.
Patrouillent des chemins, ballotées, faméliques.
Sous le phare de la lune, profitent du faisceau lumineux.
Les hostilités continuent, elles reprennent les intrigues.
Ceinturées, elles tentent de se dérober, furieuses.
La lune ronde, évaporée, coulisse, mystérieuse
Le combat fantasque est terminé.
Dans l'errance , à perdre haleine, les belliqueuses s'évanouissent.
MC / fevrier (Michelle) / Délire
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