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Mer sauvage
La cloche tinte et le soleil
A l'horizon perce la brume.
Il faut sortir de son sommeil
Allumer sa pipe d'écume ;
Dans les volutes de fumée
Les idées noires disparaissent.
A la lumière accoutumés,
Sur son bateau ses yeux paressent.
C'est bientôt l'heure de s'embarquer,
Pour rejoindre l'embarcation,
Aux avirons il va souquer.
Déjà le moteur en action
Dans le silence matinal
Fait passer la jetée du port,
Laissant derrière lui le fanal,
Filant tout droit vers le grand nord.
Quand la tempête se leva,
Tout par un coup bien entendu,
Elle engloutit ce bateau-la
Et ne nous l'a jamais rendu.
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