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Il ne faut pas courir deux lièvres par fois
Disent-ils en ma mémoire ce proverbe
Qu'édiles de la langue prodiguent ma foi
Fragiles amoureux tant criés, acerbes
Utiles pourtant deux cordes à l'arc, narquois
Codicille s'écrira plus tard en verbes...
Alors temps est venu de prendre le large
Port d'un stylo, l'esprit délivre à présent
S'évaporent le syndrome blanc des barges
Qu'aurores en évanescence livrent tant
Lors de ces songes d'encre bleue avec marges
Et colorent les notes d'un nouveau printemps...
Couchez sur le velin ces lettres reliées
Pensées au fil de l'eau calme qui se pâme
Chantées auprès des bateaux fuyant les marées
Ballotés trop par ces grands flots qui enflamment
Libertés enchaînées par gens outranciers
Goutez cet air salin iodé par lames...
La pause des rimes devient la prose
Je m'ose un chemin de Damas, converti
Qu'impose l'espérance des matins roses
L'osmose me poursuit douce chipie
Chose inconnue d'adrénaline, dose
Close s'arrime en mon carnet qui là, sourit...
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