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L’automne râle contre l’hiver
Chemin pérenne vers cet enfer,
Où les feuilles pleurent monotone,
Sur les arbres des rues piétonnes…
Les amours d’été s’envolent au vent,
Pour annoncer congés en dormance.
Lors l’artiste peint tout air du temps,
Perdant tous ses vers dans la romance.
Nature donne âme aux violons,
Pour que s’envole vers hautes cimes,
Chants des poètes selon saison,
Et que parfois se dissipent rimes !
Le noir des cieux s'est étoilé,
Au pied des monts, ravins en ombre,
D’un sommeil profond ils sont gagnés…
Jour est fini car il n’est plus l’*hombre !
Terre couverte de noir mineur,
Elle respire l’aube d’espérance,
En visions à reflets rieurs.
Yeux du ciel s’agitent et dansent…
Regards du ciel se sont éteints,
L’aube a mouillée de sa rosée,
Les murs des maisons et a repeint,
Verre des vitres bien posées…
Bientôt le soir et son déclin,
Sur velours noir où l’univers coure.
L’air enveloppe tous les chagrins,
Il les enferme car il se goure !
Dimanche 22 novembre 2020 Marcel, alias plumedefou
*hombre : Jeu de cartes venu d'Espagne au 17 ème siècle qui se jouait avec quarante cartes, le plus souvent à trois joueurs,
Mais aussi à quatre (quadrille) ou à cinq (quintille), et fondé sur l'alliance de deux ou plusieurs joueurs ligués contre un seul, l'hombre, c'est-à-dire l'adversaire.
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