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L'HOMME, CE CONQUÉRANT
Fils de gueux, fils de roi, Du Guesclin ou Pablo,
L'homme, ce conquérant, navigue sur les flots.
Qu'elle soit d'huile ou qu'elle soit déchaînée par les vents,
La mer qui le nourrit roule en sable mouvant,
Lui offrant en pâture une belle esseulée,
Sans peur et sans armure, trésor inégalé.
Soumise ou effrontée, aux jeux de séduction,
La damoiselle a pris de l'émancipation,
Et notre homme aguerri ne sait plus où donner
Du collier pour soumettre cette mijaurée
A sa loi conquérante - Avis à tous machos,
Pas question d'effectuer la retraite aux flambeaux !!!
Pour conquérir la belle, il devra la flatter,
Sans que la jouvencelle se plaise à répéter
A qui voudra l'entendre que c'est elle qui tient
Les amarres et qu'elle trône en délégué gardien,
Et que son conquérant n'est autre que conquis
Par sa grâce et qu'il file comme un parfait yankee.
Alors vous qui croyez en l'homme conquérant
Qui saura vous séduire d'un air exaspérant,
Révisez vos copies, c'est la femme aujourd'hui
Qui dirige le bal lorsque tombe la nuit.
L'homme, ce conquérant, a abaissé les armes
Devant des yeux émus, où vient sourdre une larme.
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