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De chaque tronc blessé par la hache des hommes
Monte une sourde plainte où l'écorce saigna.
Une image de nous, ô cruels que nous sommes,
Le long gémissement de ceux qu'on massacra.
La vie en nous aussi, goutte à goutte, s'en va.
Et le temps, ce bourreau, exécute et enchaîne
Mais avant l'abattage où tout s'arrêtera,
Chacun peut voir son sort en s'imaginant chêne.
Quand saurons-nous hélas ! respecter et comprendre
Qu'il soit arbre ou humain, le frère différent.
Qu'll soit maître chez lui. Car c'est à nous d'apprendre
A vivre en harmonie et sans haine et tourment.
Algérie 1957
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