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Un soir d'hiver, dans la maison endormie,
assise, à même le sol sur un coussin moelleux
privilégiée, près du feu à l'âtre, un paradis.
Je regarde un combat acharné sous mes yeux.
Un mélodrame se déroule, impitoyable, impie.
Des flammes irisées s'attaquent à des bûches pléthoriques noueuses.
Dans cette bataille acharnée, tueuse, dévoreuse,
J'assiste avec extase à la décomposition de ce bois serviteur, ravie
semblable à un arc en ciel qui se déploie, humide dans la vapeur.
Je m'abandonne, jouisseuse, dans une rêverie hardie.
Je fantasme, ces flammes sont des danseuses "lianes audacieuses"
qui enlacent leurs partenaires avec un savoir faire de génie.
Des figures, les plus osées jaillissent, aguicheuses.
Un flot de robes multicolores, moirées, fleuries
défilent sous mes yeux ébahis, dans une douce torpeur.
Indécentes dans leurs expressions les plus hardies.
Je bascule dans la contemplation "bienheureuse" avec bonheur.
A leurs images, je m'enflamme, bercée par la plainte baveuse assourdie.
Ces dominatrices éphémères glissent voluptueusement sans la moindre douleur.
Sans faire grand bruit, elles trébuchent, émiettées, évanouies
dans cette fusion incandescente avec panache, splendeur
Je viens d'assister à une singulière tragédie.
Sans pudeur, avec délectation, mieux, pour moi, une thérapie.
Les dernières étincelles m'arrachent à ce foyer qui meurt.
Une trêve .........
Des braises prêtes à la relève attendent leur heure.......;;survie.
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