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Se souvenir des belles choses, pour toujours
Se dire du printemps que j'ose encore
Me blottir dans la soie de ce qui fut velours
Me dévêtir de ces fois de matamores
T'inspirent l'arrogance du possédant sourd
Te bénir de l'Espérance de l'aurore...
L'an avait commencé là, dans l'île du Sud*
Pourtant chantait l'été des randonneurs sereins
Quand les lacs turquoise parlaient, ces prudes
Les vents cherchaient des noises aux agneaux nains
Des géants furent présents priant Talmud
Sentant leurs fins prochaines mais, tout est donc vain...
Désormais, que reste-il de cet an qui fuit?
Défaits ces experts qui savent tout de rien
Jamais se perd l'indicible loi qui ennuie
Vrai calumet de Paix risible d'aigrefins
De craie, forfaits dans ce chaos devenu nuit
L'abstrait se pâme devant ces rois qui ont faim...
La nature s'habille de transparence
Pure en ce beau début d'hiver, les chênes
Voilure jaunie, fière sont l'élégance
Luxure des soumis aux temps qui enchaîne
Sûr de l'Amour qui reviendra, jouvence
Susurre sans tambour qui passent ces peines...
*Nouvelle Zélande...
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