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Dans le tumulte de mon délire immortalisé
J'égraine tous les moments passés à tes côtés.
Des chemins escarpés nous ont éloignés.
Je déplore nos chamailleries répétées.
Je repique toutes les heures de bonheur dans mes pensées.
Je maugrée sur ton absence non acceptée.
Mes bouderies capricieuses étaient des appels à ton cœur bridé.
Mes soirées sont grises sans ta présence aimée
Je bredouille, en solo, des excuses répétées.
J'écoute, en boucle, sur un crincrin nos airs préférés.
Je gomme sur le parchemin de nos vies nos sautes d'humeur endiablées.
Mon angoisse persistante j'ai dissipé.
Je cherche des arguments imparables pour te faire chanceler.
Telle une proie, ma vie tu as absorbé.
Conquise, je me suis d'illusions bercées.
Ma raison bringuebalée en embuscade est tombée.
Tous les rameaux de mes sentiments muets
vont à la dérive dans un flux de moroses pensées.
Je tresse inlassable ce flot insolite non oublié.
Je convoite des retrouvailles de joie insensée
Au hasard d'un sentier, à une heure incertaine, en toute simplicité.
Pourquoi pas sous la toile d'une nuit d'été.
L'air est si doux de parfums embaumés.
L'azur sombre d'étoiles rieuses est piqué.
Le cœur palpite par un baiser effleuré.
Il y a longtemps, le temps a filé
Les yeux de l'aimée d'ombre se sont teintés.
Je veux croire que nos esprits volatiles, en phase
dans la vibration des ondes magnétisées
aiguisent l'atmosphère du sceau de mon empreinte cristallisée.
Ce n'est qu'un rêve enflammé.
Je n'ai pas la clé.
MC Février (Michelle) Délire
écrit en 2O10
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