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Les moissons se sont terminées dans la brume.
Les chaumes font le bonheur des étourneaux affamés.
Ils s'ébattent en vol piqué, pareilles à des sentinelles militarisées.
La nature est alanguie sous un halo qui fume.
Les perdrix en cohortes, s'aventurent effarouchées
Un lièvre déboule, les oreilles dressées.
Sur un chemin terreux aux ornières mouillées
un hérisson se hasarde, en rejoignant un fossé.
Les papillons voltigent dans un graphisme sophistiqué.
Des merles pillent en concert des baies gonflées.
Dans un trou, une couleuvre lézarde, enroulée.
Dans les vergers, les pommes pourrissent au sol, éclatées.
A l'orée de la forêt, un renard est à l'affût d'une proie isolée
Je m'engage dans la forêt, qui bruit de musicalité.
Des écureuils bondissent de branche en branche, apeurés.
Sous mes pas, un tapis de feuilles rousses crissent, chiffonnées.
Des champignons en colonies transpirent d'humus parfumé.
multicolores, ils excitent mes papilles de saveurs gorgées.
A l'abri d'une clairière, des chevreuils amoureux, folâtrent, ébouriffés.
Des feuilles tremblantes, exhument sur mes épaules une écharpe de rosée.
Une envoûtante impression d'évasion paisible m'envahit, bruinée.
Je suis ceinturée.
MC Fevrier (Michelle) Délire
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