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Respectueux de l’axiome selon lequel les accréditements intrinsèques de l’être
humain se montraient indestructibles, Toussaint Bréda brandit la lumière de la
délivrance, tout comme le légendaire gladiateur romain Spartacus, en
réclamant la souveraineté du peuple noir, tandis que la Métropole désignait une
première commission civile, constituée de Ignace-Frédéric de Mirbeck, de
Philippe Rose Roume de Saint-Laurent, et d’Edmond Saint-Léger , qui
débarqua sur l’archipel le 29 novembre 1791, et dont la tâche était de valider
la solide translation de l’autorité monarchique de l’ancienne institution vers le
nouveau régime républicain voulu par la nation.
Quatre jours avant la promulgation du 21 septembre 1792, journée protocolaire
de la notification de la dissolution de la monarchie parlementaire, implantée par
la Constitution du 3 septembre 1791, trois nouveaux commissaires nationaux
civils : Jean Antoine Ailhaud, Étienne Polverel, Léger Félicité Santhonax
mettaient les pieds à Saint-Domingue, afin d’y rétablir de façon plus stable
l’ordre et la tranquillité publique.
La suppression expéditive de Louis XVI le 21 janvier 1793 amplifiait les conflits
et échauffourées entre les révolutionnaires et les colons soutenus par le
gouvernement britannique, à qui ils garantirent l’abandon du territoire, en leur
donnant un blanc-seing sur la reconquête de la rémunératrice fiscalité des
surfaces cultivables en canne à sucre, en contre partie du maintien de
l’hilotisme, aussi le 10 février fut homologué le traité de Whitehall entre un
représentant du Tiers-État, Pierre-Victor Malouët, et Henry Dundas, vicomte
Melville, secrétaire d’état anglais aux Colonies, et ministre du Cabinet de
William Pit le Jeune.
Au printemps 1793, les Espagnols, sujets de sa Majesté catholique Charles IV
gratifièrent les factieux d’Hispaniola d’un bastion, où tous les opprimés, qui
protégeaient leurs intérêts, avaient la possibilité d’acquérir une autonomie
totale ; de ce fait Toussaint Bréda conduisit un essaim vacillant entre 3 000 et
4 000 guerriers, et il fut catapulté au grade de lieutenant-général grâce à sa
vocation et à sa subordination militaire.
Dorénavant Toussaint Bréda se risqua à voler de ses propres ailes, sur ces
entrefaites il s’appela Louverture, car il était taillé pour ébraser de amples
brèches dans les protections adverses, alors il jugea le moment opportun
de s’émanciper de l’allégeance des deux dirigeants de la dissidence Jean
François Papillon et Georges Biassou et de la tutelle des espagnols, car il
fomentait clandestinement des corrélations avec le camp français.
Le 29 août 1793 présageait un instant à marquer d’une pierre blanche pour
Saint-Domingue, car le girondin Léger Félicité Santhonax prononçait la
concession de l’immunité à tous les assujettis de la partie Nord de la Colonie,
qui luttaient pour la défense de la République, et qui dépendaient de sa
gestion, tandis que le 21 septembre, le commissaire Etienne Polverel étendit
cette mesure pour l’Ouest et le Sud.
Ces courageuses et audacieuses résolutions furent chevalées le 16 pluviôse
de l’an II, soit le 4 février 1794, par Jean-Baptiste Victor Hugues, délégué de la
Convention, préposé à l’injection du décret 2 262 stipulant l’abrogation de
l’esclavage.
Cette opération intrépide et valeureuse monopolisa la réflexion de Toussaint
Louverture, qui au fur et à mesure des événements sympathisa avec Étienne
Maynaud de Bizefranc de Lavaux, le propulsant au rang de général de brigade
le 6 juin 1793 suite à la requête de Sonthonax, et le nommant gouverneur par
intérim le 14 octobre.
Suite à la résiliation de la servitude des nègres, Toussaint Louverture
considéra, qu’il devait immoler le ferment ibérien pour intégrer la cause
des abolitionnistes, et renonça à les affronter dès le 6 avril, car il estimait
que leur suggestion de Lavaux connue le 5 mai était beaucoup plus
attractive que l’offre des ibériques, puis ce dernier avait réussi le tour de
force de se ravitailler de 30 000 fusils.
Toussaint Louverture décela l’indifférence du commandement espagnol à
l’égard de la condition sociale des marrons, et puis il avait enflammé la
rivalité de ses deux inactuels mentorsGeorges Biassou et Jean-François
Papillon, qui avaient allumé une machination, au cours de laquelle il perdit
son jeune frère Jean-Pierre Toussaint tué d’un coup de feu tiré par la garnison
du camp Barade.
L’adhésion du 18 mai 1794 de Toussaint Louverture allégua au général Lavaux
environ 4 000 recrues aguerries et disciplinées, un appoint probant pour la
récupération du Nord de Saint Domingue par les révolutionnaires, si bien que
l’armée sous son autorité, comptant des soldats noirs, des mulâtres et une
poignée de blancs.
Toussaint démantela en une quinzaine de jours les régiments adverses de ses
alliés antérieurs, et envahit par la suite une dizaine de villes, si bien que les
défaites successives des troupes ibériques conduisirent le Royaume
d’Espagne à signer un second traité de Bâle avec la France le quatre
Thermidor de l’An III, soit le 22 juillet 1795.
En distinction de sa coopération, Toussaint Louverture poignit au statut de
général de brigade le 23 juillet mille 1795, cependant cette incandescente
ascension compromettait la progression du tacticien Jean-Louis Villatte, qui
indisposé par ce contexte, s’égara dans une conspiration de quarterons le 30
ventôse de l’an IV, à savoir le 20 mars 1796, mais celui-ci fut immédiatement
vaincu par Toussaint Louverture, qui à titre de délivrance de son protecteur
Lavaux, récolta l’insigne de général de division, et fut proclamé lieutenant
gouverneur à Saint Domingue le 31 mars.
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