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C’est solitude qui est ma compagne,
Ce jour si distinct montrant dénuement.
Dans ma tête hurle les murs de mon bagne,
Personne n’attend sur l’espace blanc…
Rien n’éclaire là où je demeure,
C’est un coin de rue sans un lampion,
Les draps de mon lit ont odeur de *feurre,
Là où se nichent quelques *bibions !
Les jours de pluie l’eau fait ses colonnes,
Soleil ne perce mes rideaux carton !
Ma boisson est vin d’une souillonne,
Qui m’assaisonne tout le carafon,
Me faisant saisir ma grande misère…
Pourtant, c’est liesse en cette nuit ?
Moi, je suis là, je suis pauvre hère,
Seul autour de moi, dans rue sans bruit !
Mercredi 23 décembre 2020 Marcel, alias plumedefou
* feurre : Paille de céréales.
* bibions : Comme la plupart des diptères, les bibions (du latin bibio qui signifie moucheron)
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