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Quand l'oiseau,
la nuit, la fleur et la peine
s'allient pour nous dire
que brûle le temps,
que le monde va
tout droit à sa perte
et que l'homme est fou
et le détruira,
comment pouvons-nous
rester insensibles ?
Ô frères humains
allons-nous finir,
de ne rien vouloir,
de ne rien savoir
et de décider
ainsi, lâchement,
que nos descendants
(s'ils en restent encore)
se débrouilleront
pour ne pas périr.
Sur un globe hélas !
devenu mortel,
brûlé, dessèché,
trop d'ardents soleils,
de vents violents,
noyé par la mer
qu'on empoisonna
et se vengera.
Un globe détruit
par chacun de nous.
Ô notre pauvre humanité !
qui ne retient rien
des leçons du passé
et tue ainsi son avenir.
Mes frères, mes frères,
est-ce ainsi vraiment
que nous allons finir?
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