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Décembre et ses frimas ont pointé leur nez.
Le jour subrepticement tire sa révérence comme une feinte.
La nuit glisse sa houppelande mâchurée.
Dans la rue, les passants se hâtent en chemin
Alentour, la campagne présente un spectacle figé.
Les arbres, tels des bonhommes se dressent squelettiques.
Les nuages, en abondance, s'enroulent, baladés.
Une pluie verglacée griffe, au hasard, les végétaux atoniques.
Le neige poudreuse, voltige en flopées d e papillons émoustillés.
Je rêve d'enfoncer mes pas dans ce tapis féérique.
La forêt craquelle sur la morsure du vent "cinglé".
Un silence lourd baigne sur la plaine sulfurique.
De vieux rêves grignotent des désirs camouflés
Les contes de mon enfance m'insufflent des bouffées idylliques.
Mon regard s'accroche à un tableau sophistiqué.
Un état d'âme gravé de mon histoire empirique.
Je revois les geais affamés, se jetant sur le grain distribué.
Les oiseaux téméraires livrent une bataille acharnée, épique.
Le nuit véhicule une multitude de sonorités détachées.
Je me repais, mon âme rassasiée flirte avec le médiumnique.
Le déroulement du temps se décline en tranchées.
Voit germer la lumière, réchauffe un cœur pudique.
Ma mémoire s'attarde sur un feu à l'âtre mirifique.
La bûche se consume dans des flammes cabalistiques .
Un cortège enchanteur folâtre dans une plaine magique
Dans cet arpège, je m'envole, grisée, mélancolique.
MC/ Février - Michelle (délire)
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