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La laisse s’allonge et se prolonge
Inexorablement, inlassablement
Sans halte elle ronge, se plonge
Au gré des lunes maugréantes
A quelques brasses l’enfant s’amuse
Sans entendre, inconscient
Le cri aphone des faunes
L’esprit des masses assassines
Le mouton s’approche et décroche
Innocent
Ses larmes ricochent, atroce
L’ombre s’enfonce et défonce
Le soleil s’applique
Reflets immondes
Vois l’horizon en déraison !
L’homme se tache, s’agace…
© 12/07/05

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