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Les coefficients de marée s'égarent
L'estran grisé se découvre en ce décor
Moment où les flots restent lointains, à l'écart
Contents d'incognito en montrant ces corps-morts
Crûment nus sans pudeur aucune, mais gare!
L'innocent est coureur, même matamore...
Alors se mêlent l'iode et la vase
Pérorent des ailes, ces oiseaux affamés
Colorent ce bras de mer jusqu'à l'extase
Ténors d'un opéra où les chants exaltés
Implorent la nature qui, gratis rase
Sponsor de pures intentions pour briller...
Emmanché d'un long cou, le héron regarde
S'envoler ces voyous de canards, des cols verts
Effarouchés des mouettes qui, trop tardent
Affairées, point muettes ce début d'hiver
Obligées à ces partages, piaillardes
Goûter, ménages d'aigrettes, ces vicaires..;
L'aber porte ces canots gris sur leurs quilles
Fière escorte pour les pêcheurs du temps
Éther insaisissable toujours resquille
L'air de ces sables salés aux parfums d'antan
A terre les hommes courent, s'éparpillent
Mystère et gomme en boule du Présent....
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