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Balade en collines
J’avais longtemps marché sur les hautes collines
Où chacun de mes pas me rapprochait du ciel.
Là, je voyais briller, avant qu’ils ne déclinent,
Dans la roue de la vie, les rayons du soleil.
Les nuages passaient, fougueux et indociles,
Leur robe déchirée par les épis du vent,
Contraste saisissant, solitude immobile
Des pensées qui voudraient prendre la clé des champs.
Ma tête bourdonnait de mille carillons,
Mes yeux s’émerveillaient devant le paysage,
Comme si le désert se peuplait de mirages,
Ou qu’un jardin d’Eden fleurissait à foison.
Des arbres centenaires, comme des sentinelles
Défiaient de leur regard le vol d’un épervier
Dont je pouvais sentir le souffle pur des ailes
Quand au dessus de moi, lentement, il planait.
L’horizon dessinait sa ligne de vertige,
L’au-delà me semblait à portée de la main,
Avant que le silence et que le soir ne figent
Le ballet des étoiles en souliers de satin.
J’attendais que la nuit vienne tous feux éteints
Faire danser son ombre dessus mon âme grise,
Et je voyais passer d’étranges baladins
Qui cherchaient le chemin des rêves qui se brisent.
Claude écrit le 20 Janvier 2021
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