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Des lambeaux d'Espérances.

le samedi 23 janvier 2021, à 17:59. Posté par Avenance


    Des Lambeaux d’Espérances .


    …..Au Soir qui tombe et que drape un Ciel lourd et livide, parfois s’amoncellent en Nous, noués, vieillissants, sidérés, la Cécité du Coeur, le Balbutiement de l’Esprit et l’Insulte au Langage, les Offenses dissimulées adressées à Autrui, l’Ingratitude de l’Oubli, l’Oubli de l’Ancestralité présente au Corps et cependant perdue, la Méconnaissance de Soi-Même dans ses Plis et Replis, ses Profondeurs, au Soir qui vient, éternel et nouveau et que barre un Ciel gris de Muraille, naissent parfois en Nous, dans la Prostration et la Stupeur du Là, l’Etreinte des Effrois que porte la Chair immémoriale, aux Viscères dans le Tambour grondant du Sang, le Vertige de nos Identités éparses que morcellent et les Jours et les Heures, Ô Paroles brûlantes, calcinées, Territoires dévastés de l’Intime, Encavements grouillant des Fantasmagories, le Père originel et la Mère dévorante avec L’Amour comme Supplication à jamais sans Réponses…..
    Je parle d’une Désolation d’au-delà toute Désolation, d’au-delà toute Expressivité, je parle de la Disgrâce, de la Claudication des Corps, le Pied boiteux, distors, je parle des Allées et Venues pour d’improbables Quêtes et de Meurtres et d’Amours, je parle des Eclats de Merveille que souille et interrompt l’Homme défiguré, je parle d’Impossibilité...Pathétiques Naissances arrachées au Silence et à l’Obscurité, nous paradons un Temps, brèves Lueurs, brèves Lucioles dans la Pénombre de nos Vies adossées à l’Etrange, à l’Enigme du Rien . Nous sommes une Attente à jamais incomblée, une Promesse que nous ne tiendrons pas, un Rêve de Puissance sapé déjà par les Hasards et les Déclins, une Nuée d’Espérances en Lambeaux malgré la Présence en Vérité des Oeuvres, cet autre Monde dans le Monde, ce Salut provisoire, fugitive Beauté, Gloire fugace des Sens, des Emotions vers les Possibles...Nous endurons la Béance des Origines, la Trahison du Devenir, les Fins humaines et inhumaines…..
    De l’Oeuvre d’Art sous Espérance frêle, Voici l’Ostension du Mystère de la Chair, des Eclosions et des Surgissements frangés d’Abîme, Voici l’Affleurement du Fond sans Fond, la Matière abyssale, Ouverture mutique et scellée de quoi vivent et meurent toutes Formes existantes, nos Silhouettes désabritées, futiles et graves, affligées d’Appels et de Questions...Peut-être ne sommes-nous qu’un Moment dans le grand Transitoire des Mondes, enveloppés et endormis dès avant l’Origine, infiniment précédés par la Préséance du Monde et de la Chair, infiniment esquissés à Traits fuyants et à Retrait, dans le Jeu infini du Sens et du Non-Sens : la Loi, le Corps, le Désir et la Mort, le Don et le Refus, l’Inconsistance et la Folie, l’Hémorragie de la Parole, l’Absence où Tout retourne, où Tout se désassemble...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..
    Voici, sur des Toiles tendues, le Suintement et les Eclaboussures du Sang du Monde et le Tournoiement des Couleurs, la Ténèbre du Fond sauvage mêlée à la Lumière sublime ouvrant l’Espace et Voici que s’esquissent des Formes soudain reconnaissables dans leur Etrangeté, un Visage, une Main, des Feuilles et des Fleurs, un Paysage apollinien et peut-être qu’au Fond, dans l’Epaisseur de la Forêt, il se déroule un Meurtre, une Scène d’Amour, une Naissance ou une Sépulture...Voici les Points d’Intersection du Monde et des Consciences par le Choc et l’Osmose, l’Elan ou la Caducité, l’Enigme des Provenances et des Rassemblements humains confus et hiératiques, Êtres blessés d’Avance, changeants Cortèges, d’Epoques en Epoques, toujours marchant vers un Ailleurs à jamais inintelligible, avec des Rêves houleux pour la Reconnaissance de Chacun, pour le Partage et la Justice et la Répartition des Biens, des Rêves d’Espérances que lacère le Réel en Lambeaux de Douleur...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..

































































    Des Lambeaux d’Espérances .


    …..Au Soir qui tombe et que drape un Ciel lourd et livide, parfois s’amoncellent en Nous, noués, vieillissants, sidérés, la Cécité du Coeur, le Balbutiement de l’Esprit et l’Insulte au Langage, les Offenses dissimulées adressées à Autrui, l’Ingratitude de l’Oubli, l’Oubli de l’Ancestralité présente au Corps et cependant perdue, la Méconnaissance de Soi-Même dans ses Plis et Replis, ses Profondeurs, au Soir qui vient, éternel et nouveau et que barre un Ciel gris de Muraille, naissent parfois en Nous, dans la Prostration et la Stupeur du Là, l’Etreinte des Effrois que porte la Chair immémoriale, aux Viscères dans le Tambour grondant du Sang, le Vertige de nos Identités éparses que morcellent et les Jours et les Heures, Ô Paroles brûlantes, calcinées, Territoires dévastés de l’Intime, Encavements grouillant des Fantasmagories, le Père originel et la Mère dévorante avec L’Amour comme Supplication à jamais sans Réponses…..
    Je parle d’une Désolation d’au-delà toute Désolation, d’au-delà toute Expressivité, je parle de la Disgrâce, de la Claudication des Corps, le Pied boiteux, distors, je parle des Allées et Venues pour d’improbables Quêtes et de Meurtres et d’Amours, je parle des Eclats de Merveille que souille et interrompt l’Homme défiguré, je parle d’Impossibilité...Pathétiques Naissances arrachées au Silence et à l’Obscurité, nous paradons un Temps, brèves Lueurs, brèves Lucioles dans la Pénombre de nos Vies adossées à l’Etrange, à l’Enigme du Rien . Nous sommes une Attente à jamais incomblée, une Promesse que nous ne tiendrons pas, un Rêve de Puissance sapé déjà par les Hasards et les Déclins, une Nuée d’Espérances en Lambeaux malgré la Présence en Vérité des Oeuvres, cet autre Monde dans le Monde, ce Salut provisoire, fugitive Beauté, Gloire fugace des Sens, des Emotions vers les Possibles...Nous endurons la Béance des Origines, la Trahison du Devenir, les Fins humaines et inhumaines…..
    De l’Oeuvre d’Art sous Espérance frêle, Voici l’Ostension du Mystère de la Chair, des Eclosions et des Surgissements frangés d’Abîme, Voici l’Affleurement du Fond sans Fond, la Matière abyssale, Ouverture mutique et scellée de quoi vivent et meurent toutes Formes existantes, nos Silhouettes désabritées, futiles et graves, affligées d’Appels et de Questions...Peut-être ne sommes-nous qu’un Moment dans le grand Transitoire des Mondes, enveloppés et endormis dès avant l’Origine, infiniment précédés par la Préséance du Monde et de la Chair, infiniment esquissés à Traits fuyants et à Retrait, dans le Jeu infini du Sens et du Non-Sens : la Loi, le Corps, le Désir et la Mort, le Don et le Refus, l’Inconsistance et la Folie, l’Hémorragie de la Parole, l’Absence où Tout retourne, où Tout se désassemble...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..
    Voici, sur des Toiles tendues, le Suintement et les Eclaboussures du Sang du Monde et le Tournoiement des Couleurs, la Ténèbre du Fond sauvage mêlée à la Lumière sublime ouvrant l’Espace et Voici que s’esquissent des Formes soudain reconnaissables dans leur Etrangeté, un Visage, une Main, des Feuilles et des Fleurs, un Paysage apollinien et peut-être qu’au Fond, dans l’Epaisseur de la Forêt, il se déroule un Meurtre, une Scène d’Amour, une Naissance ou une Sépulture...Voici les Points d’Intersection du Monde et des Consciences par le Choc et l’Osmose, l’Elan ou la Caducité, l’Enigme des Provenances et des Rassemblements humains confus et hiératiques, Êtres blessés d’Avance, changeants Cortèges, d’Epoques en Epoques, toujours marchant vers un Ailleurs à jamais inintelligible, avec des Rêves houleux pour la Reconnaissance de Chacun, pour le Partage et la Justice et la Répartition des Biens, des Rêves d’Espérances que lacère le Réel en Lambeaux de Douleur...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..







































































    Des Lambeaux d’Espérances .


    …..Au Soir qui tombe et que drape un Ciel lourd et livide, parfois s’amoncellent en Nous, noués, vieillissants, sidérés, la Cécité du Coeur, le Balbutiement de l’Esprit et l’Insulte au Langage, les Offenses dissimulées adressées à Autrui, l’Ingratitude de l’Oubli, l’Oubli de l’Ancestralité présente au Corps et cependant perdue, la Méconnaissance de Soi-Même dans ses Plis et Replis, ses Profondeurs, au Soir qui vient, éternel et nouveau et que barre un Ciel gris de Muraille, naissent parfois en Nous, dans la Prostration et la Stupeur du Là, l’Etreinte des Effrois que porte la Chair immémoriale, aux Viscères dans le Tambour grondant du Sang, le Vertige de nos Identités éparses que morcellent et les Jours et les Heures, Ô Paroles brûlantes, calcinées, Territoires dévastés de l’Intime, Encavements grouillant des Fantasmagories, le Père originel et la Mère dévorante avec L’Amour comme Supplication à jamais sans Réponses…..
    Je parle d’une Désolation d’au-delà toute Désolation, d’au-delà toute Expressivité, je parle de la Disgrâce, de la Claudication des Corps, le Pied boiteux, distors, je parle des Allées et Venues pour d’improbables Quêtes et de Meurtres et d’Amours, je parle des Eclats de Merveille que souille et interrompt l’Homme défiguré, je parle d’Impossibilité...Pathétiques Naissances arrachées au Silence et à l’Obscurité, nous paradons un Temps, brèves Lueurs, brèves Lucioles dans la Pénombre de nos Vies adossées à l’Etrange, à l’Enigme du Rien . Nous sommes une Attente à jamais incomblée, une Promesse que nous ne tiendrons pas, un Rêve de Puissance sapé déjà par les Hasards et les Déclins, une Nuée d’Espérances en Lambeaux malgré la Présence en Vérité des Oeuvres, cet autre Monde dans le Monde, ce Salut provisoire, fugitive Beauté, Gloire fugace des Sens, des Emotions vers les Possibles...Nous endurons la Béance des Origines, la Trahison du Devenir, les Fins humaines et inhumaines…..
    De l’Oeuvre d’Art sous Espérance frêle, Voici l’Ostension du Mystère de la Chair, des Eclosions et des Surgissements frangés d’Abîme, Voici l’Affleurement du Fond sans Fond, la Matière abyssale, Ouverture mutique et scellée de quoi vivent et meurent toutes Formes existantes, nos Silhouettes désabritées, futiles et graves, affligées d’Appels et de Questions...Peut-être ne sommes-nous qu’un Moment dans le grand Transitoire des Mondes, enveloppés et endormis dès avant l’Origine, infiniment précédés par la Préséance du Monde et de la Chair, infiniment esquissés à Traits fuyants et à Retrait, dans le Jeu infini du Sens et du Non-Sens : la Loi, le Corps, le Désir et la Mort, le Don et le Refus, l’Inconsistance et la Folie, l’Hémorragie de la Parole, l’Absence où Tout retourne, où Tout se désassemble...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..
    Voici, sur des Toiles tendues, le Suintement et les Eclaboussures du Sang du Monde et le Tournoiement des Couleurs, la Ténèbre du Fond sauvage mêlée à la Lumière sublime ouvrant l’Espace et Voici que s’esquissent des Formes soudain reconnaissables dans leur Etrangeté, un Visage, une Main, des Feuilles et des Fleurs, un Paysage apollinien et peut-être qu’au Fond, dans l’Epaisseur de la Forêt, il se déroule un Meurtre, une Scène d’Amour, une Naissance ou une Sépulture...Voici les Points d’Intersection du Monde et des Consciences par le Choc et l’Osmose, l’Elan ou la Caducité, l’Enigme des Provenances et des Rassemblements humains confus et hiératiques, Êtres blessés d’Avance, changeants Cortèges, d’Epoques en Epoques, toujours marchant vers un Ailleurs à jamais inintelligible, avec des Rêves houleux pour la Reconnaissance de Chacun, pour le Partage et la Justice et la Répartition des Biens, des Rêves d’Espérances que lacère le Réel en Lambeaux de Douleur...Nous sommes ces Lambeaux d’Espérances…..
































































































































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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le samedi 23 janvier 2021, à 22:17
Que de profondeur dans ce texte, à lire, relire, méditer et garder. Là vous atteignez des hauteurs, Avenance . A vous relire avec intérêt et plaisir.

avenance le jeudi 04 février 2021, à 22:13
RIVAUDAIS: merci pour la lecture et le commentaire. Je suis parfois confus de tant de négativité et de noirceur dans mes poèmes mais le Réel m'y pousse, si sombre, si douloureux, inaccessible et béant...Seules les oeuvres d'art paraissent sublimer tant de Nuit et d'inquiétude, offrir une Ouverture, une promesse quoiqu'elles-mêmes fragiles et parfois inintelligibles...Amitiés. Avenance.

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