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Les cieux se voilent sur débris des totems,
Plus d’intelligence sur les idiomes,
Sur ses murs écroulés courent tous les fantômes,
Et sur ses artères sillonne le golem !
L’air du désert dissout la piété des foules,
Où la terre frémit de tout sang répandu.
La nuit se traine, remontant dans son flux,
Toutes les multitudes en milieu de houle !
Les squelettes à genou à leur bouche un rictus,
Sur leur flan en guingois peu à peu ils se couchent…
Leur joie n’est plus qu’ombre, plus rien ne les touche,
Les vivants ne sont plus, ils ne sont plus en corpus !
Ils furent ce peuple de la même tissure,
Un tissu réparé et cent fois déchiré,
Par leur idolâtrie, leurs meurtres préparés,
Etant des sacripants couverts de flétrissures !
La ville opulente, la « Porte des dieux » !
Vouée à un destin, une fortune étrange,
D’un prestige étonnant, un pouvoir qui dérange…
Ses jardins suspendus, tous ces gestes pieux.
Ses lions en briques, cité prestigieuse,
Beauté édifiée dans l’antique Orient,
Grand temple de Marduk, de tous ses croyants,
Symbole de débauche en menées vicieuses…
Culture érudite, sa divination,
Ses mathématiques, toutes ses médecines,
Et son astrologie, ce qui la détermine,
En son enseignement, en toutes ses actions !
Crépuscule des morts, voici venir l’étoile,
Elle déplie ses branches une à une vers l’Est,
Vers la lumière, déchargée de tout lest !
Elle se dirige sur lieu et dévoile…
Mercredi 27 janvier 2021 Marcel, alias plumedefou
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