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Enfant, trompé par les mensonges,
qui trop longtemps crus à tes songes,
fils de l'amour et de bohème,
tu mêles la rage au défi.
Dans ta cité où la mort sème
des mots, des images d'envie
tu regardes désenchanté
ce qui n'est pas à ta portée.
La réussite ne vient pas.
Tu sais qu'elle n'est pas pour toi.
Dans l'aveuglement qui t'enfièvre,
tu en veux à la terre entière
Tu préfères briser ton rêve
en refusant de rechercher
quelle est ta part, en vérité,
dans ton échec en société?
Tu jouis du mal que tu peux faire.
La haine qui t'a fabriqué,
que tu as puisée sur la toile,
les prêches qui t'ont attiré,
le refus de chercher l'étoile,
et cette folle jalousie
qui te fais maudire la vie
pèsent sur ta jeune existence.
Tu racontes ta différence,
tes peines, tes désillusions,
sans rechercher dans tes errances
les raisons de ta rebellion.
As-tu fait tout ce qu'il fallait ?.
As-tu accepté d'étudier ?
Enfant trompé par ceux-là mêmes
qui te veulent sacrifié
au lourd potentiel de leur haine
pour effrayer la société,
arrête de crier vengeance,
réfléchis et comprends : tu n'es
que l'instrument de l'impuissance
qu'ils ont de pouvoir dialoguer.
Au fond tu es l'illustration,
la preuve de leur ignorance
et symbole de déraison.
Eux, toi, vous parlez de blaphème
et vous offensez le divin.
Vos mots de mort et d'anathème
ne changeront pas le destin.
Nos gestes d'amour, nos pardons,
toujours , toujours auront raison.
Malheur à qui se sert d'Allah
pour semer la mort et la haine,
l'effroi, la peur et la géhenne
Malheur à toi qui cause çà !
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