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Nous le connaissions, et tous nous savions,
C’était un ignoré de tous nos entourages,
Nous avions tous peur, il n’avait point de rage,
Pourtant nous partions du fait des haillons !
Nous étions au fait qu’il vivait dans la gêne,
Qu’il était indigent, là, présent sans espoir,
Détournant le regard, le croisant sans le voir,
Pourtant il était là, étant partie de scène !
Nous avions même donné un sobriquet,
Un de ces patronymes, un surnom : « la cloche »,
Ne payant pas de mine en traînant sa brioche…
Nous nous élancions, loin, lorsqu’il était près !
Toutefois, accepté par tout le paysage,
Il y déambulait pour trouver un quignon,
Et l’ayant récolté, donnait manne aux pigeons !
C’était un inconnu, pauvre hère sans partage…
Et notre main tendue, c’était pour l’écarter,
Notre B.A. du jour, mais vous voulez en rire ?
Pour ce gueux, ce miteux ? Oh ! Tout juste un sourire !
Le mépris était lot de l’être négligé !
De tous étant connu, pourtant on le délaisse,
De nous tous *assavoir, nous devons faire voir,
Que cet individu doit garder tout espoir,
De nous voir réformé pour aller vers noblesse !
Ne gâchons plus l’amour dû à notre prochain,
Effaçons tous nos airs de Judas hypocrites,
Puis réformons-nous abandonnant nos rites,
Où l’on nous voit fuir parce qu’il est voisin !
Nous l’avons tous connu mais il fut un soliste,
Nous l’avons tous fui, sans savoir, qui il était,
Nous devions donner l’égard qu’il méritait,
Mais notre grand égo aurait été si triste…
C’était notre proche, bien disgracieux,
Ne faisant aucun mal, sauf de la grande gêne,
Mais du fait de froideur, de notre mise en scène,
Nous l’avons brocardé, mais c’était un monsieur !
Nous a-t-il insultés ? Pas que je le sache !
Toujours est-il que nous… Destin lui fut dur.
Nous lui avons fait un avenir peut sûr,
Une fosse commune et l’oubli qui ne fâche !
Chaque jour de sa vie était affliction,
Mais pour nous de la joie, de la grande allégresse,
Pour lui des gestes qui frappent et qui agressent…
Nous ne regardâmes, nous n’eûmes attention !
Son environnement lui était hostile,
L’été bien trop chaud, l’hiver bien trop froid !
Mais au long de l’année la rigueur qui s’accroit,
Enlève la douceur qu’on lui croit futile !
Aurions-nous agit plus à tort dans nos faits,
Cela est plausible, pensées ont effleurées,
Mais les opinions nous ont bien troublées…
Mais l’avons-nous conçu ? Nous ne l’avons défait !
Il est tard pour savoir," La cloche" chique type…
Il n’est plus tôt pour dire, oui, nous l’aimions,
Hypocrisie des gens peinte sur fanion,
Et nous dissimulant car nous faisions lippe !
Une créature comme nous bien sûr !
Un humain comme nous, que l’on choie, que l’on aime.
Où est-il en ce jour ? Seulement en poème ?
Tout près de notre cœur ? Derrière un grand mur !
Fronton d’impéritie, muraille de silence,
C’est ce que nous avons pour lui érigé…
Ô, qu’avons-nous fait là ? Mais était-ce exigé ?
L’homme cette entité remplis de croyances…
Notre coulpe battons et baissons notre chef,
Soyons tout honteux de notre conduite,
Pour avoir ignoré, avoir pris la fuite !
Cela suffira-t-il à disculper, en bref ?
Lundi 8 février 2021 Marcel, alias plumedefou
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