|
Huit ans, déjà, qu'ils se sont alors rencontrés
S'ébruitent a capella ces chuchotements
Zénith de pages blanches pour imaginer
Ce mérite messages portés par les vents
Profite de communions des Volontés
Qu'héritent ces Cupidon en nouveau printemps...
Suspend ton vol! Écrivait ce vieux barde
Les temps s'envolent dans cet insaisissable
Présent d'un passé dépassé, musarde!
Quand l''été revient vers l'Amour sans sable
Régent d'un Bonheur serein qui, toujours tarde
Le cadran des heures point n'attend la fable...
La table dès lors s'orne de ces espoirs bleus
Improbables d'aurores roses aux matins
Capables de songes veillés par les Dieux
Charitables plongent dans la mer des câlins
Chérissantes aux désirs de soie pour les Deux
D'immuables soupirs aux accents de Demain...
Le festin des voyages parfume ces jours
Mutins aux nuages des brumes en rites
Peints dans l'aquarelle espérée des velours
Coquins aux dentelles ourlées de mythes
Aux baldaquins d'alcôves que dure toujours
Ce jardin fauve que Volupté abrite...
|