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Le chant du coucou a réveillé les alentours.
Le ciel a revêtu son habit bleu.
Le soleil se grise sans détour
Sous la mousse tendre
La violette pointe son nez camaïeu.
Le vent épris d'indépendance
Joue les troubadours.
La forêt proche s'embaume
de parfums capiteux.
Les feuilles des arbres poussent
comme de petites ailes de velours.
Elles sont vertes,
vert argenté
vert violacé, toute la gamme de couleurs.
Un champignon de rosée emperlé, ivre d'amour
comme un démoniaque s'agite balourd
de plaisir sur son trône mousseux.
Les maisons assemblées, comme une famille
empanachées de leurs plus beaux atours
s'abandonnent, sans voile, rieuses.
Des enfants jouent tout autour.
La cloche de l'église proche carillonne joyeuse.
La nature musicienne possède à fond l'art de faire la cour.
Les milliers d'insectes, d'oiseaux sont amoureux.
Le jour s'éteint, la nuit s'empourpre
Mystique dans un bruit langoureux.
MC (fevrier) Michelle (Délire)
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