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La nature se pare de parfums discrets
Susurre son art subtil de tendres couleurs
L'augure se complait en ces chemins secrets
Procure ses effets aux désirs de Bonheur
A mesure que se lève le jour, les genêts
Aux boutures de rêves pour merles moqueurs...
Les conteurs écrivent ce chant du renouveau
Le coeur s'active à dire aux fougères
Que visiteurs doivent en ces lieux, berceaux
De guetteurs braves aux becs jaunes, experts
Acteurs impénitents de théâtres d'oiseaux
Voleurs tant du silence qui sied aux pierres...
La mer est à deux pas, trop majestueuse
Fière mais sa houle garde son émoi
Légendaire fascinait et, amoureuse
Corsaire aux temps même de ces rabats-joie
Éther des lunes si rousses, ces chipeuses
Millénaires de brunes étoiles de Foi...
Des rois planent sur ces courants invisibles
Et génois enrubannent ces mâtures
Tournoient en ce ballet, cet indicible
Quelquefois muet de mouettes dans l'azur
Sans voix qu'Eole nous porte si audible
Des soies s'envolent alors dans ce clair-obscur...
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