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Le fort de l'Ouest est dans sa blanche brume
Alors pestent les guetteurs, ces timoniers
Du bord dans ces passes, la corne se hume
Hors du temps qui nous fuit, quelque soit la marée
Le port n'est plus, la ouate, porte-plume
Dort, sue le silence brouillard déchiré...
D'emblée ces marins du pont s'activent, tendus
La rosée de ces embruns sur leurs visages
Déposée gêne leurs yeux, fouillent ces nues
Grisées à peine de ces odeurs sauvages
Parfumées à l'iode, cherchant le salut
Pêché dans l'ode des chants de mer en gage...
Sage! Écoute ces vents qui seront l'Espoir
De rivages sans doute te diront échos
En cage porté par Neptune certains soirs
Langage salé de l'écume en jabot
L'équipage et son pacha ont en mémoire
L'échouage en fracas de tant de vaisseaux...
Le guindeau de l'avant-plage s'apprête
Bientôt à l'océan de jeter un sort
Au manteau de coton, né de ces tempêtes
Assauts sans façon qui laissent l'état-major
Et amiraux de bois jurant aux arpètes
Ces godelureaux, ma Foi, d'attendre d'abord...
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