debbie le jeudi 11 mars 2021, à 05:05 Bonjour Marcel, très beau poème sur la poésie. Parfois le lecteur a besoin de lire des choses joyeuses pour s'évader l'esprit. D'autres fois il a besoin de lire des sujets plus sérieux pour se sentir compris et de savoir qu'il n'est pas seul. Enfin bref chaque lecture apporte quelque chose au lecteur. Ici nous somme à la fois poètes et lecteurs. Les mots se multiplient dans un échange à l'infini pour notre plus grand plaisir.
Belle journée cher poète
Debbie |
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mariepaule le jeudi 11 mars 2021, à 10:45 Bonjour Marcel,
J'aime lire tes poèmes..
Tu devrais lire La brigade école de Dorat, où sont allés tous les grands poètes de ce monde...
Là, tu pourras étudier comment faire un vers et le décomposé
En toute amitié
Marie |
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capucine812 le jeudi 11 mars 2021, à 10:50 Bonjour Marcel
Merci pour ce magnifique poème
La poésie nous apporte à tous quelque chose de positif
Pour ma part moi ça m aide à avancer et je découvre que l'on peut tout écrire en toute franchise
Agréable journée à vous
Maryse |
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plumedefou le jeudi 11 mars 2021, à 20:36 Bonsoir Mariepaule,
J'ai cherché et voici ce que j'ai trouvé :
Cette fiche sur les règles en poésie vous est offerte par Mme Parmoli, professeur de français au lycée.
Qu’est-ce que la « versification » ? Il s’agit de l’ensemble des règles qui président à la création d’un poème régulier et traditionnel.
1) LA STROPHE
C’est l’unité poétique // au paragraphe en prose.
La strophe, par son agencement, permet de mettre en relief les rimes. Il s’agit d’un groupement de vers séparé de la strophe suivante par un blanc typographique.
On nomme les strophes les plus utilisées en fonction du nombre de vers qu’elles contiennent :
• 2 = un distique
• 3 = un tercet
• 4 = un quatrain
• 5 = un quintil
• 6 = un sizain
• 8 = un huitain
• 9 = un neuvain
2) LE METRE
Le mètre ou le vers est nommé en fonction du nombre de syllabes qu’il contient.
ATTENTION : ne surtout pas parler de « pied » qui est la mesure poétique latine !
• 5 = un pentasyllabe
• 6 = un hexasyllabe
• 7 = un heptasyllabe
• 8 = un octosyllabe
• 9 = un ennéasyllabe
• 10 = un décasyllabe
• 11 = hendécasyllabe
• 12 = un alexandrin
3) LA RIME
La rime est le phénomène de répétition du même son en fin de vers.
Il existe 3 dispositions de rimes :
- Plates : AABB
« Ephémère immortel, si clair devant mes yeux
Pâles membres de perle, et ces cheveux soyeux,
Faut-il qu’à peine aimés l’ombre les obscurcisse,
Et que la nuit déjà nous divise, ô Narcisse » (VALERY, « Charmes »)
- Croisées : ABAB
« Je suis le ténébreux – le veuf – l’inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la tour abolie ;
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie » (NERVAL, « El Desdichado »)
- Embrassées : ABBA
« Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui ! »
Une rime est :
• « Féminine » si elle finit par un e (forcément muet en fin de vers)
• « Masculine » dans tous les autres cas
La tradition poétique veut que l’on fasse alterner rimes féminines et masculines, ce qui n’est pas toujours respecté.
4) LE RYTHME
Le dernier mot du vers comporte un accent tonique : il faut mettre l’accent sur ce mot à la lecture (bien faire résonner la rime !)
La césure est une coupure qui reste fixe dans les vers de 8 syllabes et plus. Cette coupure intervient après un groupe syntaxique (ne pas séparer le déterminant de son nom par exemple !), parfois une
virgule ou un point-virgule vient la marquer typographiquement dans le vers. Le dernier mot avant la césure est accentué (à l’oral il doit être mis en relief). Les mots à la césure sont soigneusement choisis par les poètes : ce sont donc des mots importants à commenter et à analyser en commentaire de texte.
Les 2 parties du vers séparés par la césure sont appelés « hémistiches ».
Ex 1 : « Un Homme vit // une Couleuvre. » (Victor Hugo)
Les mots « vit » et « couleuvre » sont accentués.
Ex 2 : « D’où vient que personne // en la vie »
N’est satisfait // de son état ? (La Fontaine, Fables)
1er vers : la césure intervient après personne parce qu’elle ne peut pas tomber après « que » qui est un mot vide de sens (aucun intérêt de le mettre en relief, de même que les déterminants, prépositions, …).
1er hémistiche : 5 syllabes, 2e hémistiches : 3 syllabes.
2e vers : la césure tombe au milieu, il y a 3 syllabes dans chaque hémistiche.
A RETENIR : dans un alexandrin la césure se trouve TOUJOURS au milieu du vers, après la
6e syllabe. Dans les autres types de vers, elle varie. Il faut donc penser à commenter la césure dans l’alexandrin !
Ex : « Mon verre s’est brisé // comme un éclat de rire » (Apollinaire, « Nuits Rhénane »)
Décompte des syllabes : Mon/ver/re/s’est/bri/sé // com/m’un/é/clat/de/rir’ (12)
Remarques : le « e » final de « verre » se prononce et compte pour 1 syllabe car il est suivi d’une consonne. Par contre, le « e » de « comme » ne se prononce pas et ne compte pas pour une syllabe en raison de la voyelle du mot qui suit (« un »). Le « e » final est toujours muet et ne se prononce pas.
Interprétation : Ce vers met l’accent sur le mot « brisé » puisque la césure tombe juste après. Serait-ce un clin d’œil du poète de mettre le mot « brisé » à la césure, précisément à l’endroit où l’on coupe, brise le vers… Ingénieux ! (Et voilà comment la versification sert à commenter un poème !)
5) LES SONS
- La rime : reprise d’un même son à l’extrémité des vers.
- La rime intérieure : deux mots se finissent par un même son et l’un des deux, au moins, se trouve à l’intérieur du vers.
« Il pleure dans mon cœur » (Verlaine)
Interprétation : ici, la rime intérieure a pour effet de mimer la plainte qui se prolonge ainsi dans tout le vers.
- L’allitération : répétition d’une même consonne
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes » (Racine)
Interprétation : le poète utilise une allitération en « s » car elle permet de mimer le son produit par le serpent ! Il rend ainsi l’évocation plus vivante !
- L’assonance : répétition d’une même voyelle
« Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire »
Interprétation : l’assonance en « i » fait résonner le cri plaintif du locuteur.
METHODE : il faut toujours interpréter les procédés que l’on relève.
MAIS ATTENTION à ne pas donner des interprétations trop fantasques ou tirées par les cheveux pour les allitérations et assonances !
- La paronomase consiste à utiliser des mots ou groupes de mots de sonorité très proche (des paronymes) ce qui donne un effet de propagation du même son à travers le vers, la strophe ou le poème.
« Comme la vie est lente. Et comme l’Espérance est violente » (Apollinaire) - Paronymes : vie est lente / violente
Interprétation : ici, la paronomase est intéressante car elle rapproche, grâce à leurs sonorités proches, des mots de sens opposé (lente / violente). Elle permet donc de souligner un effet de contraste. La propagation des mêmes sons et la répétition de « comme » suggèrent qu’il s’agit d’une lamentation sur le temps qui passe.
« Alors on vit en refusant l’aumône, en refaisant le monde » (le rappeur Sinik)
Paronymes : refusant/refaisant, (aumône/le monde)
Interprétation : ici, la paronomase souligne un paradoxe, on ne change rien avec les beaux discours
(« Refaisant le monde »), mais ce sont les actes que l’on ne fait pas qui pourraient le changer (« refusant l’aumône »). Cela montre que ceux qui parlent n’agissent pas…
- L’anaphore : répétition d’un même mot ou groupe de mots en tête de vers.
6) QUELQUES REGLES IMPORTANTES
Le vers correspond à une unité sémantique. On ne peut pas le terminer de façon abrupte ni le couper à n’importe quel moment !
Le « e » est muet dans 2 cas
→à la fin du vers
→quand le mot suivant commence par une voyelle
7) ET SI LES REGLES NE SONT PAS RESPECTEES ?
Il ne faut surtout pas parler de « faute » ou d’ « erreur » quand le poète entrave une règle ou la détourne, mais de « licence poétique ». Eh oui ! Le poète a tous les droits ! C’est justement parce qu’il y a des règles que certains s’amusent à les braver afin de produire des effets.
Les licences les plus pratiquées :
- L’enjambement : L’unité sémantique du vers est bouleversée car un ou plusieurs mots nécessaires au sens du vers sont reportés au vers suivant.
« Un vieux faune de terre cuite
Rit au centre des boulingrins » (Verlaine, « Le faune »)
Lorsque l’enjambement ne concerne qu’un mot on parle de « rejet » ou « contre-rejet » :
- Le rejet : un mot qui du point de vue du sens devrait appartenir au vers est rejeté au suivant. Cela créée un effet d’attente, de suspension :
« La foudre au Capitolin Tombe. » (Hérédia)
- Le contre-rejet : donne l’impression qu’à la fin d’un vers débute déjà le vers suivant :
« Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone » (« Nevermore » de Verlaine)
Autre licence :
- Le vers libre : n’a ni mètre, ni rime, ni strophe ! On peut donc avoir un poème dont le premier vers sera un alexandrin, le 2e un octosyllabe, le 3e un distique, … C’est un poème irrégulier.
La versification
[LES STROPHES-LES VERS-LA REGLE DU E MUET]-[LA DIERESE, LA SYNERESE]-
[LA RIME-LA DISPOSITION DES RIMES-LA VALEUR DES RIMES-LE GENRE DES RIMES]-
[LES SONORITES-LE RYTHME]-[LES FORMES POETIQUES FIXES]-[LE TEXTE POETIQUE EN VERS LIBRES]
La versification est l’ensemble des techniques utilisées pour écrire un poème.
Reconnaître ces techniques c’est se donner des outils pour interpréter un texte poétique.
LES STROPHES
Les strophes sont des groupes de vers séparés par un espace. On distingue :
- le distique : groupe de 2 vers,
- le tercet : groupe de 3 vers,
- le quatrain : groupe de 4 vers,
- le quintil : groupe de 5 vers,
- le dizain : groupe de 10 vers.
LES VERS
Les vers sont des lignes en poésie. Les vers sont identifiables par le nombre des syllabes. On distingue :
* les vers pairs :
- l’octosyllabe : vers de 8 syllabes,
- le décasyllabe : vers de 10 syllabes,
- l’alexandrin : vers de 12 syllabes.
* les vers impairs :
- l’ennéasyllabe : vers de 9 syllabes,
- l’heptasyllabe : vers de 7 syllabes,
- le pentasyllabe : vers de 5 syllabes.
* les vers courts au-dessous de 5 syllabes sont utilisés pour mettre en relief, créer un effet de surprise, suggérer la légèreté, le mouvement...
LA REGLE DU E MUET
A l’intérieur d’un vers le e final d’un mot ne se prononce pas si le mot suivant commence par une voyelle ou un h non aspiré.
« Comme une eau bleue entoure exactement une île. » Francis Jammes
Entre deux consonnes, le e muet se prononce toujours alors qu’on ne le prononce pas dans la conversation.
« Immenses mots dits doucement. » Paul Eluard
A la fin d’un vers on ne prononce jamais le e muet. Il forme alors la rime féminine. Il s’écrit e, es, ent.
« Où sont nos amoureuses - Elles sont au tombeau. » Gérard de Nerval
LA DIÉRÈSE
Se dit lorsque 2 voyelles consécutives comptent pour 2 syllabes alors que dans la prononciation courante elles ne forment qu’une seule syllabe. - « L’in/fle/xi/on/ des/ voies/ chè/res/ qui/ se/ sont/ tues./ » Paul Verlaine
LA SYNÉRÈSE
Se dit lorsque 2 syllabes se comptent pour une seule. - « Nous sem/blion/s entre les maisons. » Guillaume Apollinaire
LA RIME
La rime est la répétition d’un même son vocalique à la fin de 2 vers.
LA DISPOSITION DES RIMES
Elle est déterminée par leur alternance. On distingue :
- les rimes plates : AABB
« Le soleil prolongeait sur la cime des tentes
Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes,
Ces larges traces d’or qu’il laisse dans les airs,
Lorsqu’en un lit de sable il se couche aux déserts. » Alfred de Vigny
- Les rimes croisées : ABAB
« Puisque j’ai mis ma lèvre à ta coupe encore pleine;
Puisque j’ai dans tes mains posé mon front pâli;
Puisque j’ai respiré parfois la douce haleine
De ton âme, parfum dans l’ombre enseveli." Victor Hugo
- Les rimes embrassées : ABBA
« Comme un vol de gerfauts hors du chantier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. » José-Maria de Heredia
LA VALEUR DES RIMES
- La rime riche se distingue par 3 éléments vocaliques identiques :
dernière :dern / i/è/re/ et lumière : lum /i/è/re/
- La rime suffisante se distingue par 2 éléments vocaliques identiques : tombeau : tom /b/eau/ et flambeau : flam /b/eau/
- La rime pauvre se distingue par un élément vocalique commun :mou : m /ou/ et fou : f /ou/
LE GENRE DES RIMES
- La rime féminine : le mot final se termine par un « e » muet qui peut se lire: e, es, ent.
- La rime masculine : toutes les autres terminaisons.
LES SONORITÉS
- L’assonance est la répétition d’une même voyelle à l’intérieur d’un vers ou d’une strophe.
« L’élixir de ta bouche où l’amour se pavane. » Charles Baudelaire
2 assonances, l’une en a, l’autre en ou.
- L’allitération est la répétition d’une même consonne à l’intérieur d’un vers ou d’une strophe.
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. » Jean Racine
L’allitération en s évoque, par mimétisme, le sifflement du serpent.
LE RYTHME
- L’accent tonique
En général il porte sur la dernière syllabe (rime masculine) ou l’avant-dernière si la dernière est un « e » muet (rime féminine).
- La coupe
La coupe est une pause respiratoire.
- La césure
La césure est une coupe qui sépare un vers en 2 demi vers ou hémistiches.
« Je n’écris point d’amour, / n’étant point amoureux. » Joachim du Bellay
- Le rythme binaire
Se dit d’un vers qui comporte 2 ou 4 accents de groupe.
« Comme ceux des aimés / que la vie exila. » Paul Verlaine
- Le rythme ternaire
Se dit d’un vers qui comporte 3 accents de groupe.
« Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées. » Victor Hugo
- L'enjambement
Se dit lorsque le sens du vers se prolonge sur le premier hémistiche ou sur la totalité du vers suivant .
« Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur tes pieds adorés. » Lamartine
- Le rejet
Se dit lorsque le sens du vers se termine au début du vers suivant.
« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » Arthur Rimbaud
- Le contre-rejet
Se dit lorsque le sens des vers commence à la fin du vers précédent.
« Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues. » Paul Verlaine
LES FORMES POÉTIQUES FIXES
- Le sonnet
Poème d’origine italienne de forme fixe. Le sonnet est composé de deux quatrains suivis de deux tercets. Le sonnet est une forme poétique très appréciée au XVI e siècle. Repris au 19e siècle, il reste cependant rare chez les poètes romantiques.
- La ballade
Née au Moyen-Age, elle est à l’origine accompagnée de musique. De forme fixe, la ballade est composée de 3 strophes dont le dernier vers commun constitue le refrain. Dans chaque strophe, le nombre de vers est égal au nombre de syllabes de chaque vers.
Des octosyllabes = 8 vers
Des décasyllabes = 10 vers.
- Le pantoum
Poème de forme fixe composé de 4 quatrains. Le deuxième vers et le quatrième vers du premier quatrain devient le premier vers et le troisième vers du quatrain suivant et ainsi de suite.
LE TEXTE POÉTIQUE EN VERS LIBRES
Certains poètes depuis le début du siècle se sont écartés de la poésie traditionnelle. Ils ont assoupli les règles de la versification. Ils sont à l’origine de la poésie moderne.
Le vers libre est le jeu de plusieurs constantes dont aucune n’est obligatoire.
- La ponctuation
Elle n’est pas indispensable.
« Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons- nous assez divagué
De la belle aube au triste soir » Apollinaire
- La longueur des vers
Les vers peuvent être dans le même poème de longueur inégale.
« Un cheval s’écroule au milieu d’une allée
Les feuilles tombent sur lui
Notre amour frissonne
Et le soleil aussi. » Jacques Prévert
- Les rimes
Elles peuvent disparaître comme dans le poème de Prévert ci-dessus.
Ces textes en vers libres sont des poèmes. Il s’agit d’un nouveau langage poétique.
La versification
dimanche 3 janvier 2010, par jmelon
I. Les vers
Dans un poème, un vers est caractérisé par le passage à la ligne et le plus souvent par une majuscule en début de vers.
1) Le décompte des syllabes
L’unité de mesure des vers est le mètre qui, pour la poésie française, correspond au nombre de syllabes.
Afin de compter les syllabes, il faut : Respecter la règle du « e » :
• On ne prononce pas le « e » final d’un mot qui est suivi par un mot commençant par une voyelle. Il s’agit d’une élision.
• mais lorsqu’il est suivi d’un mot qui commence par une consonne, on prononce le
« e »
• en fin de vers, on ne prononce pas et donc on ne compte pas le « e » Respecter la règle de la diérèse et de la synérèse :
• la synérèse consiste à prononcer en une seule syllabe plusieurs sons voyelles qui se prononceraient habituellement en plusieurs syllabes
• la diérèse consiste au contraire à prononcer en deux syllabes des sons voyelles qui se prononceraient habituellement en une seule syllabe. Elle permet en général de donner plus d’ampleur au mot.
Ex : Dans le poème de Joachim DU BELLAY, « Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage », on trouve une diérèse au vers 10 « que des palais romains le front audacieux » : alors que dans la prononciation habituelle de ce mot, on prononce « cieux » en une seule syllabe, dans ce vers, il faut prononcer « –ci/eux » en deux syllabes.
Respecter le hiatus : lorsqu’un mot terminé par une voyelle est suivi d’un mot commençant par une voyelle, le hiatus consiste à prononcer ces deux sons voyelles sans élision
2) Les types de vers
On distingue :
Les vers impairs, dits imparisyllabiques, qui sont rarement utilisés dans la poésie française classique, mais davantage dans la poésie française moderne :
• 5 syllabes : pentasyllabiques
• 7 syllabes : heptasyllabiques
• 9 syllabes : ennéasyllabiques
• 11 syllabes : hendécasyllabiques
Les vers pairs, dits parisyllabiques, qui sont plus courants :
• 6 syllabes : hexasyllabes
• 8 syllabes : octosyllabes
• 10 syllabes : décasyllabes
• 12 syllabes : alexandrins
Dans la poésie classique, les vers les plus utilisées sont : l’octosyllabique, le décasyllabique et l’alexandrin, qui est le vers noble par excellence.
Un poème est dit : homométrique lorsqu’il se compose de vers comportant le même nombre de syllabes, hétérométrique lorsqu’il se compose de vers n’ayant pas tous le même nombre de syllabes.
Ex : Le poème de DU BELLAY "Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage" est composé exclusivement d’alexandrins : c’est un poème homométrique
Le décompte des syllabes et le type de vers composent ce qu’on appelle le schéma métrique.
3) La division des vers
À partir d’une certaine longueur, les vers sont subdivisés en plusieurs « parties ».
La césure est l’endroit du vers qui délimite les « parties » de ce vers. Chaque partie délimitée par la césure est un hémistiche.
En poésie française, il y a une césure dans les alexandrins et les décasyllabes :
Alexandrin : Dans un alexandrin, la césure (//) correspond à une pause après la 6e syllabe et sépare donc le vers en 2 hémistiches égaux.
« Quand reverrai-je, hélas ! // de mon petit village ».
Décasyllabe : Dans un décasyllabe, la césure (//) correspond à une pause après la 4e syllabe et sépare donc le vers en 2 hémistiches, un de 4 syllabes et l’autre de 6 syllabes. Les vers égaux ou inférieurs à huit syllabes sont des mètres non césurés.
4) Le rythme
On distingue :
Le rythme binaire quand le vers est séparé en deux mesures égales.
Le rythme ternaire quand le vers est séparé en trois mesures égales.
5) Enjambement, rejet et contre rejet
Ces termes caractérisent la différence entre le vers et la phrase ou le groupe de sens.
Quand la phrase, ou le groupe de sens, ne se termine pas à la fin du vers et déborde sur le vers qui suit, on parle d’enjambement.
Le rejet est une forme spécifique d’enjambement : seul(s) un ou deux mots de la phrase débordent sur le vers qui suit.
Dans le cas inverse, quand quelques éléments de la phrase se trouvent dans le vers précédent, on parle de contre-rejet.
6) Les strophes
Une strophe correspond à un groupement de vers. Elle est caractérisée par un blanc qui l’isole de la strophe suivante.
On distingue les strophes :
de 2 vers : les distiques
de 3 vers : les tercets
de 4 vers : les quatrains
de 5 vers : les quintils
de 6 vers : les sizains
de 7 vers : les septains
de 8 vers : les huitains
de 9 vers : les neuvains
de 10 vers : les dizains
de 11 vers : les onzains
de 12 vers : les douzains
Ex : dans le poème de Joachim DU BELLAY "heureux qui, comme Ulysse, a fait un long voyage", on distingue 2 quatrains et 2 tercets : il s’agit donc d’un sonnet.
II. Les rimes
Une rime est le retour de sonorités identiques en fin de vers.
1) Le genre des rimes
Les rimes féminines sont les rimes qui se terminent par un « e »muet ; elles ont pour effet d’allonger et d’ouvrir le dernier vers.
Ex : toujours dans le poème de DU BELLAY, au vers 11, « plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine » est une rime féminine.
Les rimes masculines sont celles qui se terminent par n’importe quel autre son ; elles renforcent l’aspect conclusif du dernier vers.
2) La qualité des rimes
Les rimes riches sont les rimes composées d’au minimum 3 sons en commun.
Ex : dans le même poème de DU BELLAY, aux vers 12 et 13 : "que le Tibre latin / que le mont Palatin", on repère une rime riche en "atin"
Les rimes suffisantes sont les rimes composées de 2 sons en commun. Ex : les 2 quatrains du poème sont constitués de rimes suffisantes en "âge" et en" son"
Les rimes pauvres ne sont composées que d’1 unique son en commun.
3) La nature des rimes - la disposition - le schéma
Les rimes suivies ou plates correspondent au schéma aa bb cc dd
Les rimes croisées ou altérées correspondent au schéma abab cdcd
Les rimes embrassées correspondent au schéma a b b a
Ex : les 2 premières strophes du poème de Joachim DU BELLAY "Heureux qui, comme
Ulysse, a fait beau voyage" sont des quatrains de rimes embrassées
Le genre, la qualité et la nature des rimes composent ce qu’on appelle le schéma rimique.
4) Allitération et assonance
Une allitération est la répétition de sons consonnes
Une assonance est la répétition de sons voyelles
III. Les principales formes de poème
1) Le sonnet
D’origine italienne, "il sonetto" est la forme de poème la plus connue.
Son schéma métrique : C’est un poème de 14 vers, souvent des alexandrins (12 syllabes), répartis en 2 quatrains (4 vers) suivis de 2 tercets (3 vers).
Son schéma rimique : Les2 quatrains comportent des vers aux rimes embrassées (a b b a) Le schéma des 2 tercets varie selon l’époque et le pays (cf. exposé sur le sonnet) :
• en Italie, les rimes des tercets sont généralement disposées en c c d e e d
• en France, elles sont généralement disposées en c c d e d e
Ex : "Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage" de Joachim DU BELLAY est un sonnet.
En plus de l’opposition de forme qui est évidente entre les quatrains et les tercets, il existe également une opposition de contenu, de fond.
Ex : dans le sonnet "heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage", Joachim DU BELLAY :
• Tout au long du 1er quatrain, le poète expose sa thèse, son idée de gloire à quiconque effectue le retour au pays natal à travers l’exemple d’Ulysse.
• Dans le 2nd quatrain, le poète applique cette situation à sa situation personnelle.
• Dans les 2 tercets, le poète explique et décrit ses préférences à travers la comparaison entre l’Italie et son village d’Anjou. Il exemplifie donc la théorie présentée dans le premier quatrain.
Souvent, le sonnet se termine par une pointe ou une chute au dernier vers qui rassemble la visée du poème et concentre tout son effet.
2) La ballade
C’est une forme du XIVe siècle dont le nom provient de l’ancien français "baller" qui signifie "danser".
Son schéma métrique : c’est un poème constitué de 3 strophes, soit des huitains (strophe de 8 vers) octosyllabiques (8 syllabes) soit des dizains (strophe de 10 vers) décasyllabiques (10 syllabes), et d’un envoi, qui correspond à une demi strophe et qui débute par une invocation.
3) L’ode
C’est une forme héritée de l’Antiquité gréco-latine (Horace).
Son schéma métrique : c’est un poème homométrique de 18 vers octosyllabiques (8 syllabes) répartis en 3 sizains (strophe de 6 vers).
Son schéma rimique : chaque strophe est constituée d’une rime plate (a a) et d’une rime embrassée (abba) c’est-à-dire que le schéma est le suivant : a a b c c b
Amitié poétique, Marcel, alias plumedefou
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mariepaule le jeudi 11 mars 2021, à 21:50 Bonsoir Plumedefou
Je suis une personne qui n'a que son CAP;
Une poétesse m'a appris la poésie...
Et pour moi ce vers a une erreur
De/ cel/les /qui /m’ôtè/rent //un /dou/te/ de/l’es/prit, cela fait 7/6
Car à la césure le plureil même si cela est une rime féminine, n'a pas les mêmes régles que le pluriel de la rime féminine du fin de vers..
Pour le deuxième ver c'est identique au premir.
Peut-être que je n'ai pas raison, mais j'ai un doute...
J'ai lu et je te remercie de cette échange cordial.
Merci pour ta réponse, cela me fait plaisir...
Tu as une belle poèsie et ne commente pas toujours...
Amicalement
Marie
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plumedefou le vendredi 12 mars 2021, à 20:52 Bonsoir mariepaule,
Moi je n'ai eu que le CEP, mais là n'est pas la question.
Nous ne sommes pas des Duc du Pic De La Mirandole...
Mon job avant ma retraite était magasinier...
De celles qui m'ôtèrent un doute de l'esprit
De / cel / les / qui / m'o / tèrent / un / dou / te / de / l'es / prit / donc : 12 - 6/6
Le" ent " du verbe ôter compte pour un " e ", il devient muet du fait que suit le mot " un " qui commence par une voyelle !
Amitié poétique, Marcel alias plumedefou
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liameliavq le samedi 13 mars 2021, à 03:57 Et les rimes au pluriel et au singulier ?
Cela fait partie aussi de la poésie régulière si je ne me trompe... ?
Elles sont oubliées...ou c'est de la poésie libre ?
LN. |
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plumedefou le samedi 13 mars 2021, à 08:05 Bonjour à tous,
Comme je l’affirmais plus haut, nous ne sommes pas des : « Duc Du Pic de La Mirandole »
Pour ce qui est des règles en poésie consultez ce qui figure dans mes commentaires plus haut, sinon allez sur le Net "
« http://jocab.over-blog.com/pages/La_rime-3241064.html
La rime : Overblog »
Je n’ai de leçon à donner à personne, chacun est libre de ses écrits, mais reconnaissons bien humblement, que vous et moi y compris nous avons beaucoup à apprendre !
Mais ne gâchons pas les bons moments que nous passons sur notre site : MesPoèmes.Net
Amitié poétique, Marcel, alias plumedefou
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