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Le soleil a sommeil et s'endort sur la plaine
Où des épis dorés la longue chevelure
Ondule doucement, caressés par l'haleine
D'un zéphir fatigué qui berce la nature,
Acceptant de bon cœur de faire ainsi la pause.
C'est dimanche en juillet et midi se repose.
Et seul le petit bois garde dans sa pénombre
De la vigueur assez pour apporter de l'ombre
Et un peu de fraîcheur à mon corps alangui.
Je songe qu'à Noêl je cueillerai du gui,
Regrettant dans le froid la chaleur de l'été.
Car oui, c'est vrai pourtant, que toujours, à toute heure,
Et partout, en tous lieux, qu'on chante ou bien qu'on pleure,
On n'est jamais assez heureux sur cette terre.
On se demande en vain comment se satisfaire.
On recherche... mais quoi ?... Peut-être le passé ?
Les doux moment vécus dans notre tendre enfance.
Nostalgiques, je crois, du temps de l'innocence.
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