|
Du poème brut , au Haïku !
( attention ! longue page aujourd’hui )
Goutte d’eau parmi la pluie ,
Unité de bûche ajouté un grand feu ,
Une pièce de base dans l’usine fourmilière
Un membre du nombre ,
Qui traduit tout l’ensemble ! ...
Avec ce bloc de poésie ,
Nous sommes sur le brut du langage , le raw !
C’est plus du minimaliste , c’est du sur-minimaliste !
Du non-conventionné du même pas poli ,
Du simple , oui , le même que celui d’Orelsan !
Aujourd’hui !
Je vous propose la transformation de ce bloc
D’en prendre la matière malléable et d’en modeler un haïku !
En nous recentrant sur un aspect spécifique de l’idée
Celle d’être l’un , parmi l’ensemble
Et de voir ce qu’il y a dans la profondeur panoramique de cette image
( oui ! je place le level de mon oeuvre très haut c’est parce que vous le méritez ! )
Comme ceci :
« un éphémère ,
Parmi la pluie déployé ,
Une goutte d’eau »
Selon la prononciation du mot : « pluie » il y a une syllabe de trop
Je vous propose donc le vers suivant à la place
« dans la pluie déployé »
5\7\5
Dans le haïku ,
La règle veut que le nombre de syllabe est précis.
Certes et c’est dans ce respect de sa tradition que j’ai composé ce poème
But ,
Le nombre de syllabe dépend parfois de la lecture
Et de la rythmique de la prononciation ,
Selon que vous êtes scolaire ou théâtral ,
D’une personne à l’autre ,
Le compte peut varier et de ce fait ,
Le résultat peut ou pas respecter la métrique
Devant autant de flou
Le doute conseille d’opter pour un choix de mots moins ambiguë
Mais le problème parfois vient d’ailleurs
( oui ! un peu comme dans X-Files ! )
Comme on va le voir avec le dernier vers du prochain poème :
« parmi l’averse ,
Je suis une goutte d’eau ,
L’un de son grand tout »
Le découpage des syllabes mis à part
Pour le dernier vers ,
Avec l’idée d’impliquer l’unité comme un des chiffres qui compose le nombre
L’émotion s’efface au profit d’une image plus grande ,
Plusieurs combinaison de mots sont possible pour traduire le truc
( oui ! vous me direz c’est très souvent le cas , peu timporte la métrique et le style de poème .
Mais bon , la métrique imposant une longueur , le choix de mots s’avère chirurgical dans certaines situations , forçant la traduction de l’idée d’une manière péremptoire , l’adage nous disant que : « la prose déroule les mots dans le meilleur ordre et que la poésie déroule les meilleurs mots dans le meilleur ordre » , ça place tout de suite l’exigence pas vrai ? voilà . J’ai terminé de digresser , merci ! )
Comme :
« l’un de son total »
Basique au possible mais parfait pour le découpage des syllabes
Et celui là :
« l’un dans l’absolu »
Je dois avouer que c’est ce vers qui remporte mon suffrage !
A partir d’ici nous amorçons la dernière ligne droite
Pour nous divertir la corde sensible ,
Je vous propose un dernier haïku
( oui ! c’était comme qui dirait le délire du jour ...)
Qui , dans son contenu , n’a rien à voir avec les précédents ,
Vous allez vous en rendre compte de suite
« Quand vient l’âge ,
Feuille parmi l’automne ,
L’âme alors glisse ...»
Évocation de la rouille que subissent les corps avec l’érosion du temps ,
Pas du tout triste donc !
Un grand merci à vous pour la lecture !
En cliquant sur ce lien
https://www.youtube.com/watch?v=lvvjgBLthqg
Vous pourrez accéder en raccourci à la chaîne YouTube
C’est l’occasion de me permettre d’exister
Vous ça vous coute nibe et moi je kifferai grave !
... Gros bisoussss !
Et gardez l’esprit Poète ...
|