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Au jardin, la terre assoupie de l'hiver
Ce vilain compère reçoit son doux réveil
Enfin, chantent les pies, les merles, notaires
Et copains, tantes même, prennent au soleil
Le butin de ses rayons chauds, séculaires
Aux gradins nourrissons des arbres en veille...
Les abeilles aussi butinent les pistils
S'essayent si hardies mille fois sur ces fleurs
Merveilles qui les tentent, elles, fragiles
Relayent l'attente de nature Bonheur
Vieille histoire venues des conciles
En conseils les soirs de pluie avec ses torpeurs...
Des orateurs pourtant flattent ces hérissons
Raconteurs aux vents qui soufflent ces bêtises
De coeurs en brocante jusqu'aux belles moissons
Chuchoteurs d'ardentes passions d'emprise
De soeurs dévouées aux Dieux en pâmoison
Assesseurs des blés poussant des vocalises...
La brise caresse ses grands bois vert tendre
Fraternise en messes pour ces pèlerins
D'églises militantes le jour des Cendres
En guise charmante de lauriers, de thym
Aux chemises parfumées laissent l'esclandre
Exquise d'idées folles aux voiles coquins...
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