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Citadelle de ma pensée
Sur l’eau de mes mirages,
je fais des ricochets
qui traversent à la nage
tant de rêves noyés.
Sur le sable des dunes
j’écris ton alphabet
et j’égrène une à une
les lettres du verbe aimer.
Sur le chant des Cantiques
mon ombre vient prier
dans une basilique
enceinte de secrets.
Parmi les herbes folles
germent des grains de blé,
et des fleurs sans corolles
qui donnent la nausée.
Le ciel bleu et la mer
s’accouplent étrangement,
laissant à l’horizon
s’ouvrir une blessure.
Le jour décline un peu,
Le soleil repenti
s’en va derrière les crêtes
pourfendre son armure.
Les sous-bois me dévoilent
leur senteurs déflorées,
sous chacun de mes pas
la terre se constelle.
La mousse sur les pierres
reverdit le sentier,
en sortant d’une haie,
un oiseau bat de l’aile.
En marchant je gravis
l’empreinte du silence
et l’écho de ta voix
rassemble les chansons.
La nuit va clairsemer
les étoiles qui dansent,
ton corps qui se balance
jouit dans des feux follets.
Tout le long du chemin
je n’ai pensé qu’ à toi
et je t’ai pris la main
sans étreindre tes doigts.
Claude écrit le 27 03 2021
lors d’une marche en fin d’après-midi.
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