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La gare Éternité ne désempile jamais... Et c'est une foule dense qui entoure l'homme encapuchonné, de dedans la noirceur originelle... Au manteau et bonnet noirs, trempés de larmes opaline des yeux de son dernier amour, cueilli un beau soir d'automne, de dessus la terre endormie... Mais sur le chemin des amoureux, il est de nuits, des jours qui ne résistent pas à la chute dans l'oubli ! Et les pieds suspendus dans le vide, se voir attendre la main... Douce main sincère, pour espérer encore...
Sur mes étagères, des bocaux contenant la lune. Les étoiles. des galaxies entières... Et fichée dans la lune d'argent, ma plume attend patiemment que je la sorte de son fourreau... Et d'un geste doux et impérieux, je la trempe dans mes bocaux, remplis du suc des rêves les plus beaux... Les plus mystérieux... Avant d'en inonder les papiers ivoires. Carmin. Blanc de neige. Noirs d'ébène. Sachant que les mots les plus beaux, ne sont jamais écrits ! Restent en suspension, de dedans la mémoire oubliée...!
Des mots purs, pour briser tous les luxes qui s'effondrent, aux maux les plus durs ! Saignant à jamais dans les es cœurs les plus justes ! Et qui ne retrouveront jamais plus ceux qu'ils ont dû laissé derrière soi...! Mais ancrés dans les annales du Temps, pour ne jamais plus se perdre de vue et tendu comme l'arc, la flèche de la volonté, atteint de plein fouet le centre qui explose ! Et le vide laissé, atteint tous les rivages... Fait voyager tous les bateaux, comme autant d'oiseaux de bonheur, pour se retrouver...!
Et sous les étoiles, le souffle tiède est informel. Et j'écris comme le courant... Qui emporte et dans ce cœur à cœur l'amour brille au beau milieu du firmament... Veille... Émerveille... Et les mains tendus devant deviennent fils de soie... Fils d'adamanthium ! Et si dans le square de la rue d'en bas, les arbres ferment les yeux, perdent leurs feuilles, saveur du thé mystique qu'ils buvaient autrefois, des fleurs magnifiques... Magnétiques... Sortent de Terre, pour rappeler à leur souvenir leur histoire magique !
Pour mon ami Louis
Barachiel
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