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Le troubadour troublant
( Ou le trouvère plein de verve )
Je suis sous le donjon ma Gente Damoiselle
Ma guitare à la main, une plume au chapeau,
J’ai fais des kilomètres, à cheval et sans selle,
Car mon amour pour vous, ce n’est pas du pipeau.
Comme les troubadours qui dessous les fenêtres
Donnent la sérénade à l’être bien-aimé,
J’ai peur je vous l’avoue, que vous m’envoyez paître,
Jusqu’à même me dire que je vous ai gonflé !
Vous croyez assister à un concert de Rock,
Avec plein de guitares toutes électrifiées,
Moi j’avais apporté ma guitare baroque
Personne n’était là pour me sonoriser.
J’étais venu pour vous, Ô ! mon amie, ma douce !
Mais voilà qu’à présent vous voulez me chasser,
Alors belle princesse, souffrez que je vous trousse
Seulement dans mes rêves où j’aime vous baiser.
Là je vous imagine, dans la tenue de Eve
Complètement à poil devant la cheminée,
Et je vous fais l’amour en vous mordant les lèvres
Dessus une peau d’ours qui semble mal léché.
Je le sais, à la Cour, on prétend, on martèle
Qu’alors que votre époux s’en allait guerroyer,
Que dans votre château, il s’en passait de belles,
Qu’avec des ménestrels, vous aimiez partouzer.
Pour moi, les Jeux d’amour sont des Jeux de hasard,
Et je ne donne pas que dans le Peace and Love,
Mes écrits sont plus hard que les vers de Ronsard,
Croyez-moi au plumard, je surprends car j’innove !
Dans mes chansons de geste, non, pas d’amour courtois,
Ni de galanterie… moi ce qui m’intéresse,
Ce sont les chevaliers, les reines et les rois,
Dont j’aime raconter les histoires de fesses.
Non ! pas de fée Viviane, d’Iseut et de Tristan,
C’est triste les poèmes qui sont à l’eau de rose,
Non ! pas question non plus de Belle au bois dormant,
Car mon Prince charmant réveille autre chose.
Les exploits de Roland, celui de Roncevaux,
Ce n’est rien à côté de certains ménestrels,
Dont la Viole de gambe et le joyeux flûtiau
Quand ils sont mis en branle, à coup sûr font merveille !
Moi, dans ma poésie, pas la moindre Pucelle,
Les moines ne font pas des vœux de chasteté,
Les nonnes des couvents ont des plaisirs charnels,
Elles s’envoient en l’air sans se faire prier.
Les bastions, les ‘’ châteaux ‘’, c’est vraiment mon point fort (château fort)
En plus j’ai vite fait de monter au ‘’ créneau ‘’,
Pour moi le seul ‘’ rempart ‘’ que j’ai contre la mort,
C’est mon chemin de ronde où je guette les mots.
Claude
écrit dans la nuit du 26 au 27 Septembre 2019
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