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Vois-tu le Soleil passant dans les nuages
Comme un fil passe dans le chat d'une aiguille ?
Le vois-tu découdre les morceaux d'orage
Et mêler les tissus de soie aux guenilles ?
Vois-tu le Soleil se mirer dans les flaques
Jalonnant l'asphalte las et inégal ?
Cette route que nous avons prise en hâte
N'avait, de toutes façons, aucun final.
Inutile d'espérer l'inespérable,
J'aurais dû m'en rendre compte bien plus tôt.
Alors le Soleil, candide vénérable
Voyant qu'il n'éclaire à présent qu'un tombeau,
S'en retourne derrière les nuées sombres.
Il ne reste de moi rien, même pas l'ombre.
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