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La destruction de Notre-Dame de Paris par le feu
A fait jaillir, en ce quinze Avril 2019, des torrents de larmes :
Où qu’ils soient dans le monde, les Hommes et les Femmes
Ont ressenti une tristesse immense saisir leur coeur.
Quelque soit leur Foi, quelque soit leur religion,
Quelque soit leur pays, les images de l’incendie de Notre-Dame
ont profondément bouleversé l’Humanité au plus haut de son âme.
Ni les souvenirs, ni l’appartenance au catholicisme,
Ni les liens avec la France,… rien ne peut expliquer
Rien ne justifie cette peine qui nous a submergée.
Cette peine que ni les révélations sur les viols des religieuses,
Ni les abus d’enfants, ni même aucune des guerres,
Ni aucun des noyés en Méditerranée, ni aucun autre drame
N’avait pu faire naitre aussi intimement en nous.
Nous avons touché le mystère des larmes.
Celles, qui viennent du plus profond des âmes,
De ce qu’il y a de plus beau en chacun,
De ce qu’il y a de plus humain en l’être :
Celles qui expriment le désir le plus intime.
Cette part là, qui unit les Hommes comme Humanité ;
Cette partie de nous, qui nous fonde dans un Tout ;
Cette lumière qui nous rattache au plus Haut,
Ce point infime et gigantesque qui nous lie à Dieu.
Ce qui fait que nous sommes et chair et essence divine.
Pourtant jamais le mot de Dieu n’a été prononcé, ni invoqué.
Sommes-nous donc condamnés à rester orphelin inconscient
De cette appartenance à une Puissance de Vie qui nous fait être ?
Le matérialisme de notre société nous enfermera-t-il dans l’aveuglement ?
Le mutisme sur notre aspiration spirituelle intérieure nous laissera-t-il dans le silence ?
Mourrons-nous de soif, sans savoir que nous avions besoin de boire ?
Mourrons-nous de faim en ignorant qu’il nous suffit de manger pour vivre ?
Nos bouches pleines d’or nous rendront-elles muets ?
Nos bras encombrés d’objets et de biens de consommation,
Nos têtes pleines d’images superposées et de slogans à l’emporte-pièce,
nous laisserons-t-ils la liberté de vivre au souffle de l’air,
A la chaleur du soleil, dans le froid de l’hiver ou la douceur de la lune ?
Garderons nous le goût de la terre et la saveur de la faim
Pour laisser monter en nous la lumière de la prière à Dieu ?
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