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Aux grands cheveux des arcs en cieux
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Aux grands cheveux des arcs en cieux, avec un doux
Frisson au teint - Et le manteau remplit de rêves ,
J'avais tout contemplé, bas - fonds, cafés, égouts
Et goutté l'humeur où frêle un pâle ivrogne crève .
J'avais aussi ma tête pleine de silence, vu
Aux cheveux des maisons; un tripot qui crachait
Les arrières cours des taudis, quelques larmes crues ,
Oh sûr; j'avais rêvé à tant d'ors imparfaits .
Je m'étais cru l'instant, lourd du sommeil où meurent,
Sur le pavé défait d'improbables rameurs ,
Des chauves souffreteux plaquant leurs veines aux murs .
Ouvrant des aubes nuits dont l'ombre nous inflige ,
Des talons de putains où glissaient mes vertiges ;
Avec leurs doux frissons tout boursoufflés d'azur .
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