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Voici venu le temps des peines et des larmes
Et le soleil n'est plus qu'au plus lointain des cieux.
Tant de gens font le deuil des idéaux perdus
Le sang, la peur, le crime ont envahi nos rues.
Les bandes en troupeaux de moutons enragés
Qui se prétendent loups se montrent pitoyables,
Ecumant de fureur et triste déraison,
S'affrontent, s'entretuent dans les rues des cités.
La tolérance meurt où la foi s'illusionne.
Et d'échos en échos la haine répercute
Ces cris de mise à mort et d'imbécilité,
Complices dans l'horreur de l'ignorance née.
Je me souviens pourtant d'un grand et chaud soleil
Quand j'habitais jadis le pays du bonheur.
Chaque jour était calme aux places des villages
Et le monde était jeune où la vie était belle.
Tout n'était pas merveille et les temps étaient durs
Mais nous savions alors nous aider sans façon.
Les soirs d'été, ensemble autour de nos fontaines
Nous écoutions, rêveurs, les bardes qui chantaient.
A quoi peuvent servir aujourd'hui tous ces mots
Qui parlaient de bonheur, de tendresse et pardon ?
L'envie de tout détruire, à défaut de pouvoir
Être riche et heureux, n'a qu'un seul but : l'argent.
Nous avions les moissons de la terre et la mer.
Et le cal de nos mains étaient de la fierté..
Mes amis aidez-moi. Que chantent vos guitares.
Filles, que vos regards apportent un peu de paix !
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