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Ses yeux
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Vous avez yeux éteints qu'ont parfois les pleureuses,
Femmes dont je tairai les passions amoureuses
Et desquelles je veux honorer dans ces vers,
Les yeux, les si grands yeux dont la beauté m'est chère.
Vous avez le regard un peu vieux, vos yeux lourds,
Allument des ténèbres aux coins noirs des cours
Et quoique très pensifs vos yeux sont; fée du soir
Des adieux maquillés aux crêtes des mouroirs
Que vous ayez parfois des yeux tristes, j'ignore ,
Si de ces yeux mouillés où naissent quelques brumes,
Vous puissiez ne garder ce qu'une aube évapore;
Un peu de regret qui s'attarde et se consume .
Vous avez mornes yeux qu'un harassement tait
Et des larmes rubis offertes et tombantes,
De sentir ce regard d'un iris affamé
Et qui vorace mange une ténèbre usante .
Dans ce regard où rien n'est plus pareil, je crois,
Dans ces yeux , oh vieillesse, en ce regard usé ,
Que pourrais - je y trouver, si mon regard s'y noie ?
Un grand esprit défunt de spasmes dévoré.
Maintes fois je crus voir dans ces globes grossir,
Un horizon plus pur, un ciel émerveillé ;
Qui reflétait l'azur comme un vaste nadir ,
Ses yeux où maintenant; plus rien n'est attristé .
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