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HYMENEE
Dans un vestibule sans ombre se fane l’attente
Douceur d’une certitude, envolée de promesses
Pour nous , ce jour se pare d’une ombre évanescente
Nos mains se joignent, allégorie d’une déesse
Dans un vestibule sans nuages s’accordent nos noms
La plume diserte s’incline ,gracieuse, amoureuse
Ce cahier vieux d’un âge effacé écoute le son
De nos âmes dire oui à l’heure cruciale
Dans un vestibule s’attarde le soleil démagogue
Robe de pourpre et de diamants qui disparaît
Fragile ,dans les nuées où le soir déjà épilogue
Leur union est née dans cette plaine magique,
EROS sourit , distrait
Dans un vestibule la lune plaide coupable
J’ai abrité ces amours depuis le sacre des étoiles
Cet hymen est mon œuvre, je suis la marraine sidérale
Sur un coussin d’éternité l’anneau j’ai déposé, affable
Raymonde verney
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