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Les ivrognes
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La salle immense où l'on peut voir, quelques ivrognes;
Renfrogner dans leurs boucs; des humeurs de poivrots,
Iront sous les lampions qu'une atrabile éborgne,
Ceux là sont pleins d'alcools et mâchent leurs argots.
A minuit près du feu, énormes et suants,
Les yeux voilés d'oubli, mauvaisement plaintifs;
Leurs gros souliers moisis crèvent en éclatant
Le rire un peu trop gras de leurs jeudis oisifs.
Puis partent en trébuchant sur le sol du café
Et remontant nombrils dessus larges ceintures,
Crasseux et lourds de bocks, nous lancent des injures.
De soiffards et voici, " nom de Dieu ", " crénom ", " crève ",
Vers le noir de la rue où finit en un rêve;
Leurs saoûlants patois noirs qu'un murmure a craché .
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