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Au parc
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Lentement nous voici place des fées d'alcôve
Et l'on ne peut que voir, les femmes et leurs blonds
Marmots, qui dès midi, nerveusement nous font,
De leurs gros nez idiots, couler des morves mauves.
Bondissant de taillis en taillis, chenapans
Dans ce coeur ruminant leurs mauvaises mornifles,
Crachent au vert des haies, mioches balbutiant
D'étranges argots qui chantent autant qu'ils sifflent.
Non loin de là, au parc, lunettes sur cloisons
Nasales : Marins fous, barbiers, bouchers d'étables,
A leurs bésicles sied la glaire indécrottable
De leurs faces à main d'où saignent des nez longs.
L'horloge du palais marque midi quarante
Quand j'assèche à ma lèvre un petit mot, les filles
Du bal - ont pour moi des caresses étonnantes
Et je me pique au jeu d'y trouver des aiguilles.
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