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Le confinement s'oublie, le soleil de Juin
Au temps se rit de la plage, des parasols
L'estran humide garde les pas nus et fins
De gens avides de marcher sans boussole
Aux vents doux séchant leurs jambes de Tartarins
Un moment fou peut-être avec Éole...
La parole ici, n'est point, les yeux disent
La farandole des ris de voiliers blancs
Aux auréoles d'anges qui, tant courtisent
La parabole des planches de surf aux chants
Symbole des loulous et belles ladies
Idoles et clous de ces vagues pour amants...
Les enfants aussi font ces châteaux de sable
Les parents les couvent tel un amiral
Un révérend aux rides plissées, notables
D'instants splendides mais, à côté, des vestales
De romans montrent des rêves de fables
Aux cadrans, rencontres de cartes postales...
L'étale de basse mer porte le zéphyr
Un récital fier des oeuvres pour galants
L'estival decide, voilà les sourires
Les cigales candides ôtent hauts, l'encens
Ce régal de goûts en ces palais des désirs
Fringale de bijoux sont pour les goélands...
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