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Deux choix s’exposent à l’être, au moment de sa mort,
Ou il vit, ou il meurt, car la mort est un somme !
En fin est condition : éternité du corps,
Ou la disparition, l’absence de l’homme…
Mais cet incorporel ne satisfait en rien,
Un regard sur l’accès du pas de la pénombre,
Cette utopie osée, proposée n’a de bien,
Qu’un enclos de marbre ou d’un caveau bien sombre…
Ce n’est gratifiant que de vouloir partir,
Se coucher sur le dos, devenir une énigme.
Être venu au monde et puis en sortir,
C’est ici désaveux d’un réel *paradigme !
N’est-il préférable de naître à toute mort ?
Notre gué est étroit ! Peinée est notre terre.
C’est là, vie de bête ! Dans un si beau décor,
Ce n’est égard humain, mais un lieu de chimère !
Chaque être est miracle, un manuscrit vivant,
De l’homme nul pareil, rien ne lui est semblable,
Et pourtant c’est l’enfer, cela depuis longtemps…
Ä croire qu’un grand marché fut fait avec le Diable !
Abaissons nos regards et scrutons le terroir,
Voyons-nous un néant ? Ou bien belle nature ?
Percevons–nous les chants d’oiseaux sur leur perchoir,
Dès l’aube et jusqu’au soir en leur belle vêture ?
Levons nos yeux la nuit pour admirer les cieux,
N’est-ce pas fabuleux ce décor grandiose ?
Pourquoi alors la mort, juste après d’être vieux ?
Pourquoi comme terre n’y a-t-il symbiose ?
Inaction et réveil, mort et résurrection ?
Oh ! Cela ne se peut que l’individu meure.
C’est là injustice que de voir en action,
L’animal, plus longtemps en la grande demeure !
Et pourtant c’est infus, il faut bien le souffrir…
Connu à l’inconnu est chemin pour apprendre !
La cause n’est perdue, Dieu laisse bien mûrir,
Et regarde de près, il va encor surprendre…
Lundi 14 juin 2021 ² Marcel, alias plumedefou
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