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Les mirabelles sont jaunes d'or au verger
Fidèle saison qui vous donne ces espoirs
D'éternels rêves voguant en l'esprit léger
Modèles d'Eve au paradis sans gloire
D'ailes pour Icare sans fondre, ni flamber
Le ciel s'égare donc point et, victoire...
Au soir au profond jardin là, elles gisent
Provisoire pont de nos papilles en désirs
D'avoirs de rêves pour goûteurs quoiqu'on dise
Les revoir, brève durée d'un sourire
Au ciboire se pare alors l'arlequin
Bassinoire où l'art parfume nos soupirs...
L'élixir fond en confiture pour l'hiver
Dire, garçon, cela, ravive ces matins
Aux plaisirs, trêve du levant séculaire
D'un zéphyr élève des songes d'arlequin
Empire d'un nectar pourtant éphémère
Sire d'Alcazar aux fêtes pour anciens...
Béotien, l'abstention n'existe pas
Ce chemin, fleuron est pour nos demoiselles
Les mains se lèvent portées par ce concordat
Coquin, sève des souhaits de bagatelles
Jasmin du hasard qui chasse tous ces Judas
Mandrins bizzarres qui ôtent l'essentiel...
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