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Trop de bonheur, trop de clarté,
Trop de lumière et trop d'été :
Il manque l'ombre
Où le cœur se plaît à rêver
Et la vie à se ressourcer
Dans la pénombre.
Je n'aime pas la démesure
Foules en délire et rupture.
-Sécurité-
J'ai peur de la folie humaine
Des conséquences qu'elle entraîne
-Intimité-.
Je cherche le temps mort, l'ennui,
Le songe échappant à la nuit
L'aile qui passe.
Quand l'âme peut se recueillir
L'inspiration naît d'un soupir
De l'heure lasse.
Oui, plutôt la mélancolie
Où l'on sent le poids de la vie
Au rythme lent
Des ans et des saisons qui passent
Et qui se perdent dans l'espace
Loin du vivant.
Si je recherche l'aventure
C'est que pour toujours elle dure
Enclose en moi.
J'aime la rime du poème
Libre, sans diapason ni thème,
Rien que l'émoi.
J'aime la voix de l'océan
Et la forêt chantant au vent
Et le murmure
Du ruisselet qui va gaîment,
Petitement, filet d'argent
Dans la nature.
Sensible aux peuples qu'on enchaîne,
Je veux la condition humaine
Meilleure enfin.
C'est pour cela que je me penche
Sur ma voisine, noire ou blanche,
Taisant sa faim.
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