|
Il fait si beau, si bleu, tranquille,
Que je pourrais mourir docile,
Dans le matin,
Si je n'avais en moi l'envie
D'embellir encor cette vie
Et mon destin.
Je regarde ces deux gamines
Avec leurs grâces enfantines
Rire aux éclats.
Et je vois aussi que leur mère
Semble heureuse et se satisfaire
De leurs ébats.
Quand le ciel nous dit l'enivrance,
Que le vol des oiseaux balance
Incessamment,
Qui n'oserait dire et prétendre
Que l'absence n'est jamais tendre
Au cœur aimant ?
Oui tu me manques, Oui je t'aime.
En toi est mon avenir même.
Mais cet instant
De paix, de grâce et quiétude
Je ME l'offre en ma certitude
D'être vivant.
Paris aussi prend des vacances.
L'amour et le ciel sont immenses.
Me font rêver.
N'en sois pas jalouse ma chère.
Je prends des forces pour te plaire.
Pour mieux t'aimer.
Septembre 1976
|