|
Mes Amis, pour une fois, je quitte mes alexandrins !
Je m'y suis baigné tant de fois, à toutes les marées
Il y a un chemin, il faut se laisser guider et naviguer
Pour Zeus, comme Ulysse en sa si bleue mer Égée
La tempête de janvier avait été un très lourd chagrin
Bateaux drossés aux ports, par ces viles déferlantes
Au large, un cargo gris du nord perdit des charpentes
Je vis à l'aurore, ces longs bois sur la plage innocente...
Une manne que le Seigneur m'apporte ce jour, un bien
Elle m'aida sous le grain,celle qui fut la mère de mon fils
Luttant contre ce sable blond pour que nos yeux plissent
Lourde tâche, courbant l'échine, ils virent là, les tamaris
J'avais construit avec la douce patience, mon établi, enfin
Et je lui donnais son nom exprès pour un vrai souvenir
Elle m'offrit cet étau en gage pour mes secrets désirs
Nous l'avions béni ce nouvel enfant après ces soupirs..
Ils séchèrent des mois sous ces vents iodés et coquins
J'avais, un autre janvier rangé en son parc, des bûches
Mon Cotten de marin, sous la drue pluie et ma capuche
Qu'un pauvre hère demanda après, fut refusé à ce Tuche
Aujourd'hui ma plume coure sur le velin, un signal de fin
Comme ces rondins, je fus éconduit, mais là, le poète
Laissa ce bien mal acquis qui ne profite jamais à la fête !
Merci à eux, Dieu les regarde, Soyez ce que vous êtes !!...
|