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A un ami
Le ruisseau coule à l'infini
Comme l'amitié sur un fil d'or
Qui se prolonge tout au long de la vie
Comme le plus précieux des trésors
Coule sur les jours
Jamais pareille pourtant
Comme un troubadour
Qui passe au travers le temps
Sans jamais s'arrêter
Quand même l'ombre s'étend
Laisse ses traces sur l'éternité
Qui défie l'instant
D'oublier l'eau qui coule
Sur les sentiers de l'amitié
Comme un présent qui s'enroule
Et qui jamais ne sera brisé
Peu importe l'ailleurs
Quand l'âme part vers les nuages
Il restera dans le cœur
Les traces de son passage
Ce poème est dédicacé à mon ami Johan qui faisait partie de ce site et qui nous a quitté il y a quelques mois suite à une maladie. Je vous laisse à la suite deux de ses poèmes en souvenirs de lui et de sa belles poésie qu’il laisse derrière.
Debbie Rodet
Photo Juillet 2021
Et voici deux de ses poèmes
« Au seuil de mon dernier envol »
Au seuil de mon envol,
Pour rejoindre l’étoile,
Où luisait jadis l’auréole,
De mes pensées sacrales.
Je me surprends à songer,
À mon cœur d’autrefois,
Qu’un petit rien agitait,
Fébrilement, quelquefois.
De ce précieux passé,
Je n’ai que les souvenirs,
Qui me font trop pleurer,
Sur mon reste d’avenir.
Aujourd’hui, ce cœur
S’étonne de tout excès,
N’aimant que la paix
Et la tendre douceur.
Au seuil de mon dernier voyage,
Qui est de ma vie celui du bilan,
Je me dis, sans le moindre jambage,
Que celle-ci ne fit jamais semblant,
Sans jamais, pour autant avoir, intentionnellement,
Piétiner, de quiconque, l’existence.
Johan (JR.).
« La Légende d’une jolie petite étoile »
Il était une fois, dans le noir firmament,
Une jolie petite étoile de naitre, venait.
Tout l’univers fut invité à la contempler !
Admirée, de tous elle le fut assurément !
Mais, peu à peu, tous revinrent à leur labeur.
La nouveauté devient éphémère par habitude !
Ne scintillait-elle pas perdue en cette infinitude,
Où demeuraient déjà ses innombrables sœurs ?
La jolie petite étoile s’attrista de cet anonymat,
Au point que son bel éclat doucement s’étiola.
Sa lumière dorée devint peu à peu lactescente.
Et ses larmes de détresse, furent bien effrayantes.
Alors, ne pouvant la laisser ainsi agoniser et périr,
Le roi Soleil, son père, l’attira tout près de la Terre
Pour que le reflet de lui sur l’étoile bleue puisse la guérir.
Ainsi la jolie petite étoile retrouva son beau sourire.
Pourtant, chez elle, persistait une certaine langueur,
Venant du ressenti d’exploiter, de la Terre son reflet,
Sans, qu’elle n’apporte bienfaits à sa nouvelle sœur.
Comment prouver à son amie, de bleu marbré, son utilité ?
Ce fut son père l’ardent "Soleil" qui alors lui confère,
Qu’en contrepartie du reflet salvateur, reçu de la Terre,
Elle devra écouter d’elle, ses malheurs et ses bonheurs,
Dont poétesses et poètes de "Gaïa" s’inspireront des mystères,
Et donneront à cette jolie petite étoile, pleine de pâleur,
Le beau nom de "Luna"
Ainsi se raconte la légende ancestrale
De la venue de la jolie petite étoile "Luna"
Tout près de sa mère de cœur, "Gaïa"
Et des liens féeriques qui les relient l’une à l’autre.
Johan (JR.).
"Gaïa" = Terre
"Luna" = Lune
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