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Moi, j'étais tranquille chez moi.
Je regardais passer ma vie.
Heureux ou pas? Je ne sais pas.
Juste que j'étais sans envie
Et l'Amour est venu qui m'a tourné la tête.
L'Amour s'est installé, voulait faire la fête.
Réclamait du soleil, des jeux, de la lumière,
Et tellement ardent qu'il brûla ma paupière.
Il a ouvert en grand la porte, les volets.
Puis au cœur de l'hiver allumé des bûchers.
Et ce que je craignais hélas ! est arrivé :
La porte était ouverte, un voleur est entré.
Comment puis-je le dire ? Oh oui, quelle douleur !
Ce voleur était jeune, et doux, et beau parleur.
Et l'Amour l'a suivi, sans remords et sans gêne,
Sans même demander si j'avais de la peine.
Je suis de nouveau seul. Mais j'ai perdu mon âme.
Pourquoi donc ai-je dit :"Je t'aime à cette femme ?"
Elle emporta ma joie et ma folle illusion
Est plus dur le malheur qui connut la passion.
Est triste l'existence un instant réveillée
Quand l'ombre du Bonheur est seule demeurée.
Je reste là chez moi. Je regarde ma vie.
Ma vie ! oui ! mais je n'en ai plus vraiment envie.
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