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De son vaisseau spatial
De son vaisseau spatial la galaxie muette
Regarde notre Terre un peu déboussolée,
Sale temps ici-bas dessus notre planète,
Car la voie qu’elle suit n’est pas la Voie lactée.
De son vaisseau spatial privé de ses haubans,
L'engin brûle ses voiles dans l'interplanétaire,
Sa gueule d'atmosphère le rend moins attrayant
Depuis qu'il a vécu à des années lumières.
Mais peu à peu privé des organes moteurs,
Le vaisseau se rapproche de la Terre à Délits
Car la planète bleue est pleine de noirceurs
De tout cet argent sale qui a été blanchi.
La croisée des chemins mène à l’esprit céleste,
Celui fait de poussières qu’on ne peut capturer,
L’envol est dans la main et non pas dans le geste
Qui en apesanteur ne cesse de flotter.
Une comète vient s’exiler sur mon ile
Sans que vraiment je puisse détourner son trajet,
Elle se pose là, au jardin des délices
Parmi toutes ces fleurs dont elle est le bouquet.
De son vaisseau spatial l’ Univers est en transe
De voir la panoplie des astres bien cachés
Derrière une lueur qui se voudrait intense
Mais qui n’est qu’un soleil qui vient de se coucher.
Les étoiles s’abreuvent des reflets d’océan,
Se soulent à l’eau de mer dans la nuit ténébreuse.
A les voir on dirait qu’elles font un feu de camp…
Ce soir aucun nuage ne les rend nébuleuses.
Le vaisseau amiral vient de se saborder
Et le scaphandrier blasphème les gorgones,
Le monde du silence ne reste pas muet
Quand au fond de la mer une amphore résonne.
Pendant que les lagons languissent des abysses
Et recherchent l’ivresse d’extrêmes profondeurs,
Tout le long de ton corps, en apnée je me glisse
Et je touche le fond d’ un amour rédempteur.
Je voudrais t’embarquer sur mon vaisseau de verre
Une simple bouteille, dans l’océan, lancée
Mais aucun SOS n’a de destinataire…
Il faut se résigner à être naufragé.
Claude
Poème écrit et terminé le 17 Septembre 2021.
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