|
Qui sait, tu y trouveras peut-être l’âme sœur ; m’avait-on répétée
Pas de tout convaincue par ces sites mythiques tous confondus
Me voilà donc inscrite, moins par conviction que par curiosité
Ce fut le comble, vu le nombre considérable d’individus
De trouver si peu d’hommes compatibles en fin de comptes
Car, au risque de paraitre quelque peu condescendant
Soit ils sont trop jeunes, trop vieux, trop loin ou trop cons
Et parfois même dotés d’une belle combinaison gagnante
La majorité se disant veuf ; détail pour le moins déconcertant
C’est à se demander s’il n’y avait pas eu des conspirations
Pour faire disparaitre les conjointes pendant les confinements
Alors, plutôt que de tomber par dépit dans la complaisance
Mieux vaut se contenter de sa condition et de sa propre présence
Que de rêvasser sur un prince consort ou d’un prince charmant
Qui, contraire aux histoires lues dans les livres de l’enfance
En dehors des contes de fées, n’existent pas ou très rarement
Ou peut-être dans une contrée reléguée aux confins du monde
Chers congénères, si cette contribution inhabituelle de ma plume
Trop longtemps confinée, vous aurait laissés quelque peu confus
Ma foi, n’étant pas mécontente de sortir des sentiers battus
Sachez que je ne consentirai jamais à congédier ma muse
Qui voulait simplement concocter quelques vers contigus
Qui changeraient radicalement du déjà vu
De tous temps, il y a toujours eu des cons me diriez vous
Espérons donc qu’ici vous ne les trouverez pas trop incongrus
Car ce serait inconcevable, voir incompris par ma pauvre muse
Qui, pour réconforter la plume, concéda à s’aventurer en terrain inconnu
Le constat sur les sites de rencontres aurait pu continuer encore longtemps
Mais pour ne pas se cantonner dans un trop long récit, il fallait bien une conclusion
Ivydall, du 28 09 à 04 10 2021
|